Erethil II

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 [Recueil]Cercle des Conteurs : Contes Sylvestres

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Stradivarius
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MessageSujet: [Recueil]Cercle des Conteurs : Contes Sylvestres   Mer 16 Mai - 1:17

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~ Cercle des Conteurs : Légendes des Sylves ~

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Stradivarius
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MessageSujet: Re: [Recueil]Cercle des Conteurs : Contes Sylvestres   Mer 16 Mai - 1:18

Citation :
L'Arbre et le Garçon

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Par Zekiel Scobria,

Il était une fois un arbre dans une foret. Parmi ses confrères il était plutôt ridiculisé car il aimait un garçon. Le garçon venait le voir tous les jours, le petit homme ramassait les feuilles qui tombaient de cette arbre afin d'en s'en faire une couronne et il jouait au roi de la foret."Bonjour madame la biche, que ma vaut votre visite aujourd'hui? Vos petits vont bien?"

L'enfant grimpait aussi à sont tronc pour voir l'étendue de son royaume qui était si vaste qu'il ne pouvait tout arpenter. Il se balançait parfois entre ses branches pour aller cueillir une des pommes de cet arbre amoureux. Quand les parents le cherchaient, le petit garçon se cachait au creux de ces racines, car il se sentait bien près de lui et il finissait souvent par s'endormir ainsi a ses pieds.

Le garçon aussi appréciait énormément cet arbre mais le temps passa et le garçon devint un homme, l'oubliant peu à peu. L'arbre resta seul ne pouvant pas quitter les terres qui l'avaient vu naitre. Puis un jour l'homme vint voir l'arbre et l'arbre lui dit alors "approche-toi s'il te plait, passons du temps ensemble comme avant". L'homme lui répondit "je ne peux plus faire ça mon vieille ami, je suis trop grand pour ces choses désormais, maintenant ce que je veux c'est acheter des trucs et m'amuser grâce à l'argent que j'aurai gagné. Tu peux m'en donner ?" L'arbre répondit alors d'une triste voix "je suis désolé, je ne peux pas te donner ce que tu veux, je n'ai que des feuilles et des pommes. Prend mes pommes mon ami et va les vendre ainsi tu pourra être heureux". Ce que fit l'homme en l'escaladant, puis ils ne se revirent plus pendant un long moment.

Ils eurent de nombreux échanges entrecoupés de passage a vide. L'homme prenait de plus en plus de choses à l'arbre, mais l'arbre était tellement content de l'aider qu'il ne voyait pas le problème à perdre ses branches, puis sont tronc. Il ne resta de cet arbre qu'une vieille souche dans laquelle l'homme finit par se reposer à jamais.
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Stradivarius
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MessageSujet: Re: [Recueil]Cercle des Conteurs : Contes Sylvestres   Mer 16 Mai - 1:19

Citation :
Le vieux chêne
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Par Vanion Dimrost,

Alors, cette histoire commence dans un lieu peu boisé, il vit ici un petit groupe d'arbres, 5 ou 6 guère plus. Le plus jeune d'entre eux, voit un jour un bucheron approcher. Le bucheron commence à tailler l'un d'entre eux, le jeune arbre demande donc à son voisin chêne d'intervenir. Le chêne ne semble pas réagir, et l'arbre est découpé. Le bucheron ramasse ce qu'il en reste et repart comme il est venu. Le jeune arbre ne comprend pas pourquoi personne n'a voulu réagir, il garde en lui cette rancœur contre son voisin et ses comparses. Il n'oublie pas malgré le temps qui passe ce que ces camarades ont laissé faire.

Les saisons se font, les années passent, la rancœur est toujours là, le jeune arbre lui est devenu de plus en plus grand, son voisin chêne lui est devenu encore plus grand et plus fort, tout comme la rancœur. Jusqu'au jour où, un bucheron fait son apparition. Largement équipé, il cherche longuement l'arbre qu'il va tailler, notre ami arbre se révolte, tente de protester....en vain. Le chêne, désormais bien vieux, lui garde le silence. Le bucheron s'arrête alors devant notre arbre, il prépare son matériel...Et entame de découpe le vieux chêne.Malgré la rancœur nourrit pendant des années...notre arbre ne pouvait laisser faire ça. Il tenta d'agiter ses branches, de jeter ses fleurs, mais en vain. Le vieux chêne ne broncha pas sous les coups du bucheron. Pas un mot, pas un cri, pas une larme. Puis juste avant de céder il dit cela à son confrère : "Je n'aurai jamais pu protéger nos amis des bucherons, mais regarde autour de toi, regarde ce que nous avons pu protéger. Il y a bien des façons de combattre, je te laisse à présent mener le notre." Puis il tomba dans un lourd fracas....Le souffle souleva des feuilles partout autour de lui....notre arbre se laissant perdre à les voir tomber lentement.... Puis...il regarde autour de lui l'impact sur ses confrères... Et il réalisa qu'aujourd'hui ce n'était pas 5 petits arbres au milieu de nul part, mais une forêt qui était là à présent. Des buissons, des arbustes, des animaux, des fougères et j'en passe....

Il comprit alors les paroles de son camarade. Nous ne pouvons pas tous agir de la même façon pour protéger les nôtres. Mais ce sont les efforts de chacun et même des plus faibles pour se défendre qui apporte les bases pour construire durablement. Il réalisa que sa rancœur s'était trompée de cible et il entreprit à son tour, de protéger sous son feuillage tout les êtres qui en aurait besoin. La mort n'est qu'une partie d'un cycle, il faut l'accepter tant que notre intervention ne vient pas la troubler.
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Stradivarius
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MessageSujet: Re: [Recueil]Cercle des Conteurs : Contes Sylvestres   Mer 16 Mai - 1:20

Citation :
La Fée Amareye
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Par Lothiel Amareye,

L'histoire que je vais vous raconter se transmet dans ma famille de fille en fille, et même aux garçons de la famille. C'est l'histoire de mon ancêtre féerique. Il y a bien longtemps, des siècles et des siècles en arrière vivait un elfe du nom d'Ilyon Telrunya. Ilyon était un elfe aventurier qui ne tenait pas en place. Il aimait voyager, découvrir de nouvelles cités. Jamais il se n'était posé quelque part, au grand damne de sa famille qui aurait aimé profiter un peu de lui. Ilyon se considérait comme un électron libre. Il a brisé de nombreux cœurs de demoiselles rêvant de rester au moins quelques années en sa présence. Dix ans? C'était trop pour lui. Même un an il ne supportait pas la même compagnie.

Vint ses deux cent ans et Ilyon fut pris d'un mal être. "Qu'ai-je donc construit en ce monde?" se demandait-il? C'était un artiste, il avait écrit de belles musiques, fait danser des villages entiers sur ses mélodies entraînantes. Mais même ses propres créations ne le faisait plus vibrer. La fête lui semblait fade, le monde lui semblait ennuyeux. Alors il se retrancha dans la Haute Forêt et décida de découvrir une nouvelle vie.

Il s'installa dans une petite communauté elfique au cœur de la forêt et se prit de passion pour la vie simple. Découvrir la canopée, les différents arbres qui se dressaient dans ces lieux, les fleurs, la faune diverse et variée. Ilyon devint plus contemplatif, mais quelque chose manquait encore. Point de demoiselle pour accompagner ses jours, point de flamme pour brûler en son cœur. Toutes les elfes de son groupe lui semblaient gentilles mais aucune ne su faire naître l'étincelle.

Alors un jour il partit se promener, un peu au hasard, vers un chemin qu'il ne connaissait pas. Il accepta de se perdre, sachant que c'était potentiellement dangereux, mais il n'en avait cure. Il avait envie de découvrir quelque chose, à nouveau. Il entendit alors un rire, cristallin. Ilyon, intrigué, se mit à la recherche de la personne qui venait d’émettre ce son si mélodieux. Le rire fit place au chant, un chant si doux qu'il en fut subjugué. Ses pas le menèrent à une clairière, auréolée de lumière, dans laquelle se trouvait une femme d'une splendeur inégalée. Sa peau était dorée, ses yeux étaient aussi bleus que l'azur du ciel, sa bouche était comme un bouton de rose. Elle portait une toilette faite de feuillage, de soie et de roses entremêlées. La jeune demoiselle s'approcha de lui et tout envoûté, il se laissa enlacer par cette étrange jeune femme. Il perdit la notion du temps, leur amour était si intense, qu'il vécu dans cette clairière des jours et des jours, des semaines, des mois, en sa présence.

Puis un jour, la jeune femme lui annonça qu'elle était enceinte, mais qu'elle désirait vivre sa grossesse en son pays. Il comprit qu'elle n'était pas d'ici, mais d'un monde fabuleux, le monde féerique. Fort contrit mais acceptant par amour la décision de sa chère et tendre, il la laissa partir. Mais elle lui promit qu'elle reviendra avec l'enfant. Ilyon rentra chez lui, retrouvant les elfes du clan qui étaient fort inquiets de sa disparition. Il se laissa presque dépérir le temps de l'absence de la belle, a la détresse de sa nouvelle famille, qui s'occupa de lui.

Le temps passa et des mois plus tard, la fabuleuse amante revint, un bébé dans les bras. Elle lui confia et lui dit, de sa voix chantante: " Voici ton avenir désormais, je te confie ma lignée et la tienne. Que ta vie s'éclaire de rires, de chansons, de fête, de bonheur et d'amour. Je serais toujours là auprès de toi, même si tu ne me vois pas." Ilyon prit l'enfant avec beaucoup d'émotion, admirant ce bébé magnifique qui ne pleurait pas et ne pleurera quasiment jamais. Il décida à nouveau de vivre la vie pleinement tout en sachant que la belle veillait sur eux. Ainsi s'achève cette histoire et commence la lignée des Telrunya.
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Stradivarius
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MessageSujet: Re: [Recueil]Cercle des Conteurs : Contes Sylvestres   Mer 16 Mai - 1:21

Citation :
Louve : L'Etranger.

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Par Laureline Dimrost,


Cette nuit là, Louve se glisse entre les feuillages épais du sous bois. Son pas léger ne soulève pas un bruit. Entre les mousses et les lichens, elle n'est qu'une ombre grise parmi les autres : Seules ses prunelles d'or percent le draps lourd de l'obscurité. Voila bien des jours qu'elle suit cette odeur, des heures, des heures et des heures encore, qu'elle dévie à ses traces chacun de ses mouvements. Mais il n'y a pas sous ces empruntes le gout de l'herbe et de la terre : Non, c'est autre chose.C'est fort, ça lui pique le museau, peut être un peu sucré. Et puis, ça se mélange à une fragrance qu'elle connait mieux : une odeur de fer...de sel...de sang...de sueur...

Kaido, l'ami au pelage d'argent, marque soudainement l'arrêt ! Les oreilles dressées, la queue droite, une patte relevée : Il a repéré leur proie! Alors, Louve se tapis sous les fourrés, rampe silencieusement, cherche sa ligne de vue : Il est là, en contrebas, bien droit sur ses deux pattes.
Quelle curieuse créature tout de même  : Sur ses épaules, comme arrachée aux plus vieilles roches, un vêtement trop brillant et trop froid. A son flanc, un bâton très tranchant dans la même et curieuse matière. Pire encore : Il n'a pas de visage ! Sa tête couverte de la même composante affreuse.

C'est là que la silhouette brutale et massive de Kaido fend la nuit ! Il fond, sans appel, sur le bipède immédiatement projeté au sol. D'un coup de crocs, le grand loup arrache sauvagement le métal ! La gueule claque dangereusement, mais le bipède parvient à s'en dégager en roulant sur le coté.
Celui ci tend malgré cela une main sure et apaisante, ne tirant pas un instant son arme.
Mais Kaido n'en a pas fini ! Il bondit encore, le poitrail gonflé, la crête hérissée. La lutte continue longtemps, jusqu'à ce que le loup géant finisse par bloquer l'homme de métal entre ses pattes immenses. Il arrache son visage d'acier, louve fronçant le museau en découvrant ses traits grossiers couverts de pelage hirsute : Pourtant, quelque chose s'éveille en elle.
Non, il ne doit pas mourir.

"Kaido!"  

"Elle" s'avance, son corps lisse et nu vêtu seulement des rayons de Séluné. Ses cheveux fous flottant tout autour d'elle comme autant de flammes argentées.

Le bipède est figé : Kaido passe sa large langue sur ses babines retroussées :

"Laisse moi donc le dévorer..Louve.."

"Elle" secoue la tête, glisse un genou à terre en détaillant l'humain figé dans sa carcasse de métal. Elle va le tuer, c'est un intrus il le sait. Et pourtant, il ne tire toujours pas son arme.

"Qui es tu? que fais tu ici"?

Il la regarde, incrédule, et prononce quelque chose qu'elle ne comprends pas : ça ne fait que l'irriter d'avantage.

"Emmenons le, Kaido."

La faim de Kaido est la sienne. Elle ressent avec lui l'odeur de sa chair jeune. Il suffirait d'un coup de croc, un seul...

L'homme grimace mais ne dit rien quand l'immense gueule de Kaido le saisit tout entier pour le transporter.
Louve galope aux cotés de son ami, ses pensées se bousculent : que faisait ici cet étranger?

L'homme cri soudainement ! Il n'avait jamais crié. Kaido le balance au sol brutalement en représailles. Mais l'Homme de Métal ne s'en laisse pas émouvoir : Il pointe avec conviction quelque chose dans la nuit en tirant sans hésiter son épée.
Louve aussi l'a senti. Elle perçoit enfin la forme décharnée : Glacée comme la mort, sous ses pieds les racines des grands chênes comme les plus fragiles pousses ternissent et puis flétrissent..

Le Paladin se redresse alors de toute sa hauteur, portant à son plastron scintillant un poing d'acier qui heurt un symbole soudainement irisé de lumière ! Il brandit sans trembler une lame acérée gagnée par la même aura ondoyante !
Louve n'aime pas ça : mais elle aime encore moins l'être qui rampe vers eux. Toute l'horreur de sa nature instille en elle un malaise profond, toute la souffrance, l'atroce existence du néant.

Kaido bondit ! Prêt à défaire d'un coup de gueule l'horreur incarnée ! Mais celle-ci n'a besoin que de distordre son visage informe, déchirer ses chaires noires et ocres pour éclater sa mâchoire en vomissant un hurlement sombre et glacé sur le grand loup.

Là, Kaido s'écroule, l'appel désemparé de louve déchirant la nuit noire quand son corps heurt lourdement le sol meuble.
Son pelage d'argent a soudainement terni, ses paupières se sont éteintes. "Elle" le sent : son esprit vacille dangereusement.

Alors, Louve gronde, ivre de colère! L'aura de Séluné enveloppe son corps d'une puissance fauve et brutale. Elle prends appui, prête à bondir.
Quand elle s'élance, le guerrier l'arrête d'une main. Étrangement, elle n'y résiste pas. Pourquoi lui fait-elle confiance ?

Le Paladin s'interpose sans hésiter, brandissant une paume auréolée de lumière entre Louve et l'être de mort. La créature désincarnée recule, portant ses mains courtes et osseuses à ses orbites creuses. Aveuglée? Louve saisit la faille ! Se projetant de toute ses forces, de toute sa puissance animale, pour arracher les lambeaux de chairs mortes. La lame Ardente du saint combattant suit sans tarder, arrachant à l'être immonde un hurlement d'agonie : Il tombe, et puis s'éteint, ne laissant derrière lui que cendres et charpies.

Alors que le froid mortel quitte enfin les lambeaux noircis,  Louve ne s'en occupe déjà plus." Elle" se presse contre le corps de son ami, enfouissant son visage larmoyant dans l'épais pelage d'argent. "Elle" sent encore en lui le murmure de la vie, mais si faible...
Enfin, l'Homme s'approche, retirant son gantelet d'acier pour tendre une main vers "Elle". "Elle" doute, puis opine.

Il pose alors ses paumes sur la tête immense du Grand Loup. Quand il se met à psalmodier, elle ne comprends pas ses paroles : mais elle ressent une pure chaleur, emprunte d'une bonté troublante.
Doucement, la vie jailli de ses mains, enveloppant Kaido, ravivant son regard vitreux. Lentement, le géant de velours se redresse, encore étourdi mais bien sauf.
"Elle" sent son cœur bondir de joie, de soulagement, se pressant toute entière contre le poitrail chaud et puissant. Et puis, elle détaille à son tour l'étranger.

Leurs deux mondes si différents auraient-ils, finalement, plus à s'offrir qu'à se prendre?


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Stradivarius
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MessageSujet: Re: [Recueil]Cercle des Conteurs : Contes Sylvestres   Mer 16 Mai - 1:23

Citation :
Loin des terres civilisées
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Par Bélorin Be'tnessa,

Loin de toutes terres civilisées, loin des grandes cités et des flèches d'argent formées par les tours immense érigées avec les pierres taillées et le mortier, un cœur pur battait dans une poitrine guindée d'acier. Loin de toutes comparaison avec une histoire de louve ou de paladin, cette histoire prend le fait dans une grottes profondes. Les terres sombres et profondes, où la lumière ne vient jamais frapper, tant et si bien, que l'on appel ce lieu, Ombreterre. Un lieu ou la clarté est absente, ou les coeurs sont noirs, et ou la moindre étincelle semble s'enténébrer et disparaitre. Dans ces couloirs ce cœur bat, vaillant. Repoussant le froid assaillant les membres, repoussant la crainte l'étreignant, gonflant de force un bras puissants.

Guidé par les étoiles rayonannt en elle, cette silhouette d'acier avance loin de l'astre qui la protège, elle porte pourtant en elle sa marque. Ses visions s’entremêlant avec la vérité qui se dessine devant son regard, les ombres autours se font plus insistantes, inquiétantes. On pourrait croire même, que des yeux de rubis transpercent les ténèbres animées par une faim dévorante. Mais ses jambes ne fléchissent pas. Son cœur ne rate aucun battement, protégé de cette armure rutilante enchanté avec soin, et surtout, porté par une foi inébranlable, elle avance pas à pas, puis le sol tremble ...

Le sol se perce, la grotte s’effondre, damnation ! Une bulette, la créature fuselée comme une pointe de flèche est couverte d'une carapace résistante, et sa gueule démesurée représentant presque la moitié de son corps n'est que crocs. Brandissant son arme, une lourde morgenstern de la forme d'une étoile, les paroles d'un sort claque entre ses lèvres caché sous son heaume.
L'arme brille d'un puissant sortilège et se fracasse sur le museau de la bête. Malheureusement ce n'est pas suffisant et un combat d'une rare violence s'engage.La bulette perce le sol et essaye de broyer son adversaire dans ses mâchoires. Alors que les coups pleuvent, un bouclier brandit, et des sorts fusants ! La rage aveugle fait face à l'expérience et la méthode. Le feu, la glace, et l'étoile d'acier répondant aux crocs aux griffes et à la roche. Les faibles créatures pensant se repaître d'un carnage s'éloignent, effrayées par cette silhouette en armure et ce titan qui ravage et secoue la grottes de leur affrontement.

Puis, le râle d'agonie se fait entendre. Massif, le corps s'écrase en un lourd fracas, mais à quel prix ...Un bras en moins, arraché par la gueule du monstre. Un sort de feu permet de cautériser la plaie, mais rien d'autre n'est possible, pas de magie de soin, seul l'art profane traversait les lèvres de la silhouette en armure. Cependant ... se redressant, elle ne recule en rien, sa mission, son devoir la guide. Serrant les dents, grondant de douleur elle avance, pas à pas, les créatures de l'ombreterre voyant cette forme une redoutable adversaire, la plupart se reculent. Mais la fatigue, le manque de sang et une fièvre commencent à frapper.
La vision se trouble, le souffle se raréfie, mais, pas après pas, les mètres sont avalés, mais pour encore combien de temps ? Le regard embué par la sueur et la fièvre une lueur fait place à l'obscurité. Une biche d'une blancheur de neige fait face à la silhouette en armure et elle se transforme en une belle femme, nue !

Se croyant en plein délire, elle suit pourtant la gracieuse créature. La fièvre semblait avoir rendue fous ses sens, mais la biche désignait une route dérobée entre les roches, sa douce lueur offrant un espoir fou. Débouchant dans une grotte un bruit d'eau se fait entendre, puis, une lueur, semblable à celle des étoiles venant du sommet de la cavité. Un bosquet, exotique et paradoxal prend corps . Est-ce la folie ? Rien n'est certain, mais plus de biche, seules des créatures aux ailes de papillons à la peau blafarde. Laisse nous t'aider, ta quête est digne" le savoir refait surfaces, des glouras, fée protectrices et salvatrice d'ombreterre soignant les aventurier ou les communauté bénéfique de ces terres sombres.

Dévêtissant l'armure, les gloura guident alors une femme aux cheveux d'or et à la peau de cuivre.Non pas paladin, mais bien chevaleresse arcanique. Les symbole de Mystra ornant cette poitrine de femme aussi vigoureuse que celle d'une homme.
Après une scène que nous cacherons pour les plus jeunes ou les plus perverses de l'assemblée, la jeune femme retrouve bras et vigueur guidé par les gloura jusqu’à son objectif. Un sain sanctuaire, béni à la fois par la lune et la magie, étrange mélange qui fait écho à de lointaines alliances. Enfin .. elle était arrivée, creusant brièvement la roche, la jeune femme s'attela à une tache ardue, aidée par sa magie. Le premier temple de Séluné et de Mystra en ombreterre.

Ainsi serait sa maison. Ainsi était sa mission.Ainsi, resta t-elle à protéger ce lieu saint. Guidant ceux se perdent, aindant les égarés, chatiant les monstres. Vigilante et dévouée, ainsi continua t-elle jusqu'a être relevée.
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Stradivarius
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MessageSujet: Re: [Recueil]Cercle des Conteurs : Contes Sylvestres   Mer 16 Mai - 1:24

Citation :
N'Hérissonnes, à l'aventure !
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Par Dunaid Alijar,

L'histoire se passe à Herisseria, le pays des hérissons tout mignons. Dans ce fabuleux pays, il y avait tout pleins de hérissons, et deux sœurs au fort caractère.Là ou les autres chantaient et dansaient, elles préféraient courir, escalader et sauter partout.Elles avaient une soif d'aventure sans nom, elles voulaient découvrir le monde !

Elles se rendirent vers le palais pour rencontrer Sissi la Princesse Hérisson
"Nous aimerions visiter le monde, laissez nous cette chance, nous vous ramènerons des trésors, pleins de biscuits et du miel !" La Princesse hésitait, elle aimait bien quand même ces deux trublionnes, mais elle se disait que le grand conseil approchait, et qu'avoir du calme dans Hérisseria serait pas plus mal. Alors elle leur accorda cette faveur, et leur offrit à deux des magnifiques baluchérissons.

Elles se mirent en route vers la sortie du village, sans le moindre pincement de cœur, elles avaient le sourire aux lèvres, l'aventure les attendaient. Le chemin fut long, pendant des jours et des jours elles avançaient, regardant les recoins, les arbres, le ciel ou les rivières. Elles s’émerveillaient de tout ce qu'elles pouvaient voir en ce lieu inconnu
Quand soudain... "VOUS LA" !! grondait une voix venant de derrière elles. Elles se mirent à sauter très haut de surprise, puis se mirent en boule pour se protéger.

Puis c'est là que les deux furent touchées... ..Par un jet d'eau venant les arroser ! Elles étaient entières, que de l'eau ! Elles entendirent des rires et décidèrent timidement d'ouvrir les yeux. Elles purent voir une loutre pliée en deux entrain de les regarder "Si vous vous étiez vues !!" Les deux petites hérissonnes se sentirent un peu vexées pendant un court instant mais se mirent toutes deux à rire en chœur avec la loutre.

Elles échangèrent un repas, et alors qu'elles mangeaient tranquillement, la loutre raconta une histoire effrayante. Il y avait un dragon dans le coin qui terrorisait le monde. Un dragon, comme dans les récits, les petites hérissonnes étaient a la fois effrayées et curieuses. Elles décidèrent de se rendre sur place pour voir ce qu'il s'y passait ! Elles auraient ainsi pleins d'aventures à raconter en rentrant. La loutre leur indiqua le chemin et leur souhaita bonne chance en jouant de la musique avec son luth. Parce que oui, la loutre avait un luth !

Donc, elles se rendirent dans la direction indiquée, elles purent voir une grotte s'enfoncer dans la montagne. Elles s'y rendirent, le cœur vaillant, mais avec une certaine prudence. En faisant les quatre cent coup au village, elles avaient pu apprendre à être discrètes et agiles ! Ainsi elles s'approchaient de l'antre du saurien .Et elles entendaient des bruits, comme de combat, shlinnggggggggg. Elles voyaient un homme de grande taille, on aurait pu croire le Chrognognon de la légende. Tout armuré des pieds à la tête. Il était cependant au sol, en mauvaise posture.

Le dragon était un vicieux ! De ses puissantes pattes il ne cessait de faire basculer le pauvre chevalier à terre. Elles ne pouvaient pas laisser faire une telle fourberie ! Là au sol, tout proche d'elles se trouvait le bouclier du chevalier, elles se faufilèrent dessous en discrétion.Et elles le levèrent à l'unisson, hoo-hisse !! Et elles avançaient vers le chevalier, le dragon lui ne les voyait pas ! Alors le chevalier pu remarquer son précieux pavois proche de lui, qui se rapprochait et était maintenant à sa portée. Il prit son bouclier et para le prochain coup de griffe visant à le maintenir à terre. La patte griffue géante dérapa sur le pavois parfaitement entretenu. D'un geste sur, le chevalier pu se remettre debout.

Il pu se battre contre le dragon ! Mais il n'était pas seul, il voyait les deux petites hérissonnes venir donner des coups de piquants au dragon. Ca ne lui faisait pas bien mal, mais ça le dérangeait ! Il se mit à rire sous les chatouilles, et promit d'arrêter de terroriser la campagne. Le chevalier qui avait l'épée levée pour l'éliminer définitivement lui fit promettre devant les dieux d'arrêter d'être méchant. Le dragon cessa ses mesquineries ! Il offrit même un trésor aux petites hérissonnes et au chevalier, s'excusant des torts qu'il avait causé.

Le chevalier reçu une magnifique bégonia magique, il allait l'offrir a la belle de son coeur. Il est dit que les hérissonnes avaient pu entendre le nom mélodieux de l'heureuse élue. Le chevalier raccompagna avant tout les deux petites sur leurs terres. Elles purent rentrer avec tellement d'histoires à raconter et de trésors que des statues à leur image furent érigées chez elles. Mais bien évidemment, elles allaient reprendre leurs tours pour enquiquiner les gens, mais jamais sans méchanceté! Et le chevalier fut proclamé "Chevalier au Hérisson" il pu rentrer chez lui ensuite accompagné d'une loutre barde qu'il avait trouvé sur le chemin et il pu épouser sa bien aimée !
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