Erethil II

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 [Recueil] Contes et Légendes de Faërun

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Stradivarius
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MessageSujet: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Jeu 29 Oct - 16:27


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*se présente un ouvrage illustré écrit en partie en elfique, en draconique et en commun. S'y couche une écriture finement calligraphié, relatant différents contes et légendes. Ceux cis ne se veulent en aucun cas vérités historiques, mais bien récits romancés.*



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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Jeu 29 Oct - 16:31

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Nés du sang et des larmes
Retranscrit par : Laureline Be'tnessa
Origine: Légendes Elfiques

A l'aube des temps, grondait la colère d'un dieu. Une haine immense et sourde, emportant avec elle toute vie.  On dit que même le sommeil l'avait fuit tant il était rongé par ce chant bouillonnant  : Grummsh, celui qui ne dort jamais, avançait sur le monde, décidé à le faire ployer sous sa brûlante volonté.

Mais alors que les terre tremblait sous le pas fracassant des hordes vertes, s'élevèrent dix héros menés par un seul : Les seldars.

La première d'entre eux, portée par la majesté d'immenses ailes argentées, fendit le ciel de sa grâce et en fit jaillir le tonnerre. Tourbillonnant entre les arcs aveuglants des éclairs, Aerdie Faenya frappait avec fureur les orques affollés.
Profitant du chaos, le changelin verdoyant se glissa furtivement entre les lignes ennemis, semant la zizanie entre deux coup d'épée. A leurs cotés, marchait une créature d'une telle pureté que même les orcs tombèrent à genoux devant elle : Hanali Celanil, le coeur d'or, avançait sans crainte charmant les hordes ennemies.
Alors, retentirent les hurlements des loup. Sauvage, la meute s’abattit telle une vague de crocs et de griffes acérées, menée par le grand loup aux fourrures argentées.  Jaillis au dessus d'eux les flèches enchantées du grand Archer, guidées jusqu'en leurs cibles sans jamais s'égarer.
Puis, les plaintes de la forêt mugirent d'un seul cœur, les arbres se soulevant devenus vivants, portés par la colère de leur unique seigneur.
Le temps, brusquement, se figea sous le pas du sage du crépuscule, derrière lui s'étendant les brumes  illusoires de la dame des songes. Et alors que l'armée de la colère se repliait vers l'océan, celui ci se souleva et l'emporta au dedans sous la volonté du seigneur du monde sous marin.

Mais celui qui ne dort jamais n'en avait pas fini. Ivre de rage, il leva la pique sanglante pour l'abattre sur les seldars en une frappe mortelle. Mais c'est le corps puissant du père des elfes qu'il rencontra, arrachant à ses chairs le sang du guerrier. Hurlant, Corellon Larethian brandit Sahandrian, pourfendant l’œil haineux de son vieil ennemi. Vacillant, le dieu de colère recula et tomba, humilié et battu par le premier Seldar.

Mais que restait-il du monde...?

Agenouillé dans son propre sang, Corellon laissa errer son regard vers l'horizon dévasté. Les seldars approchèrent, et tous comprirent : il fallait protéger ces cimes et ces forêts, ces plaines et ces vallées, ces terres et cet océan, car la haine ne cesserait jamais de les assaillir.
Les larmes de Sehanine vinrent se mêler au sang rependu à leurs pieds, le sang de leur seigneur, le sang du premier seldar. Alors, Corellon se releva, et recueillis en onze calices les larmes et le sang. Chaque seldar en reçu un, et y céda une part de son esprit. Alors, de ces esprits mêlés au sang et aux larmes, naquis le premier elfe : A l'image de Corellon, tressé de la magie des rayons de soleil, de lune, des forêts, des nuages, des mers et des ombres.

Ainsi, naquis le peuple, Tel'Quessir.


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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Mer 18 Nov - 15:50

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Castelmithral et Ombreflet
Retranscrit par : Laureline Be'tnessa
Origine: Contes populaires Nains


Enfouie dans les profondeurs de la montagne des quatre pics, dans la région connue sous le nom des collines de givre, s'érigeait une forteresse légendaire:  Castelmithral, soutenue par ses majestueux monolithes de pierre, ouvrait ses imposants portails de granit sur sa vallée montagneuse dite " vallée du gardien ".
Et la citadelle portait bien son nom, célèbre à travers le monde pour le précieux métal que les nains allaient extraire des profondeurs de la terre : Le Mithral.
L'incroyable assortiment de couloirs et de tunnels labyrinthiques s'étirait de plus en plus profondément en d'interminables galeries.

Mais les nains, peuple fier et ambitieux, ne se satisfaisaient jamais des richesses déjà accumulées. Alors, ils creusèrent encore, encore et encore, jusqu'à ce que l'ombre soit si dense que le frémissement timide de leurs torches ne projette plus que lueurs blafardes. Ils ignoraient alors, ce que renfermaient les ténèbres.

Mais lorsqu'ils comprirent enfin, il était déjà trop tard : Une sinistre masse d'ombres jaillie des profondeurs inviolées, abattant sa cruauté sur les explorateurs téméraires. Horrifiés, leur regards contemplèrent ce corps immense couvert d'écailles si sombres qu'il leur apparu comme issu du néant lui même. Ses ailes, gigantesques, membraneuses, s'ouvrirent pour éteindre à jamais les dernières lueurs de l'espoir... et les nains tombèrent.
Mais le dragon avait le gout des richesses, et ne comptait pas s'arrêter là. A ses cotés, de tout autres nains avancèrent . Des cheveux clairs, une peau grisâtre, les vieux ennemis du fier peuple des montagnes : les druergars.

En l'an 1276, Castelmithral tomba. Et alors que les hordes ivres de haine des nain gris épanchaient leur fureur entre les cris d'horreurs des femmes et des enfants, Ombreflet contemplait sa victoire juché sur les richesses de la citée millénaire. Mais, parmi quelques chanceux, un jeune nain survécu et n'oublia jamais rien de l'horreur de ce jour : Bruenor du clan marteaudeguerre.

Pendant quatre vingt longues années, Castelmithral demeura la triste forteresse d'Ombreflet et de ses sbires. Mais le jeune Bruenor n'y perdit pas sa détermination, bien au contraire. Le souvenir des visages qu'il avait aimé, de ce foyer qui fut le sien, le guidait nuit et jour jusqu'au moment la revanche. Son peuple avait trouvé refuge en Val de Bise, mais lui, armé de sa hache de guerre, poursuivait inlassablement son aventure.
C'est en 1356  qu'il mit en pratique ses intentions. Accompagné de l'elfe noir Drizzt Do'Urden, du barbare Wulfgar, du malicieux halfelin Régis et de sa fille adoptive Cattie brie, Bruenor réuni sous une même bannière les combattants de lunargent. Nains, barbares, magiciens, et archers de toute race confondue, avaient décidé d'en finir a ses cotés avec Ombreflet.

A la lumière de leur courage, la bataille fit rage des portes de la vallée du gardien jusqu'aux chambres de la ville souterraine construire à même la roche dans les fondations de la montagne. Dans ce gigantesque amphithéâtre d'étages circulaires surélevés par le marbre millénaire de majestueuses colonnades, Nains et Druergars s'affrontèrent. Déchirant l'obscurité, les sortilèges des magiciens fondaient sur l'ennemi, sifflant comme autant de flèches s'abattant entre les failles de leur plate d'adamantium. A leurs cotés, autant de haches que d'épées tournoyaient pour s'acquitter de leur promesse : faire taire à jamais les démons de la montagne.
Et alors que le combat chantait sa fureur au cœur de la ville de pierre, Bruenor et ses compagnons s'enfoncèrent jusqu'au plus profond de ses entrailles : Là où dormait Ombreflet.

Le seigneur de l'ombre ne connaissait pas la peur. Aussi, la découvrit-il à la faveur du courage des cinq amis. Fondant à travers ses souffles d'ombre tourbillonnant, les héros ne laissèrent jamais leur courage faillir. Ombreflet fit des ténèbres ses fidèles alliés, tordant et distordant leur réalité. Mais, quelque soit ses illusions, quelque soit sa magie, il fini par hurler sous les lames enhardies de ses ennemis. Alors, Bruenor abattit sa fidèle hache à travers les défenses du dragon...et les ombres se dissipèrent.
Au même moment, raisonnèrent les hurlement de victoire de leurs alliés, la bataille était gagnée.

Alors, Bruenor Marteaudeguerre devint le huitième roi de Castelmithral, et l'antique forteresse reprit son règne pour protéger les marches d'argent contre ses ennemis d'antan.


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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Mer 18 Nov - 22:04

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Valaria la Belle
Auteur: Laureline Be'tnessa

Il y a fort longtemps, juchée contre le flanc d'une montagne oubliée, s'élevaient les murailles d'une antique citée : Valaria la Belle
En cette ville la, sévissait un mal étrange. Chacun des habitants se prenait d'une lubie:  celle d'être en tout et pour tout plus beau, plus fort, plus charismatique qu'autrui. Tout n'était plus mené que par la volonté de profit, et petit à petit, la complicité et la solidarité qui autrefois les caractérisait se tarie.
Et alors que certains brillaient de mille feux, d'autres s'oubliaient dans la fange et les  haillons miteux. Ceux la, devenaient brusquement gênants: oui, leur présence lépreuse salissait les rues merveilleuses !
C'est là qu'on décida de tous les jeter au fond d'un trou, noir, profond, où plus personne n'aurait à s'encombrer du dégout qu'ils inspiraient!  Aussi Valaria pourrait-elle être belle, parfaite, à l'image de ses habitants fardés des pieds à la tête!

Seshalas, le grand d'Argent, entendit depuis son antre les plaintes sourdes des manants. Le dragon, inquiet, porta alors son regard vers la citée qu'il avait si longtemps protégée. Comme à son habitude, il troqua les merveilles de ses écailles immaculées contre l'apparence chétive d'une vieille gueuse tuméfiée. Passant son capuchon sur ses cheveux légers, il se rappelait tout ces moments où, autrefois en Valaria, il avait pu admirer la solidarité et la charité.
Sous son déguisement finement travaillé, Seshalas passa claudiquant les portes de la citée.

Là, il vit les merveilles accumulées : les rues, d'un blanc de lait, s'élevaient sous les balcons gonflés de fleurs et de petits moulins colorés. Les pavés, luisants, s'alignaient sous le pas mesuré des grandes dames aux robes brodées. Tous, rayonnaient, souriants, fiers, parfaits. Tous? Seshalas hésitait, certains visages manquaient.

Alors, il courba un peu son vieux dos vouté, la main tendue dans l'attente de la pitié. Rapidement, regards offusqués et voix montèrent, on pointa du doigt l’infamie de l’étrangère : la misère qu'elle incarnait! "Que l'on nettoie cette fange!" clama une femme vêtue d'atours de soie. "Oui ! Mettez ça dans le grand trou ! Elle doit être infestée de poux" ajouta un gentilhomme au fard blanchi et aux cheveux roux.
Seshalas fronça les sourcils, regardant attentivement chaque présent : La foule, offusquée, c'était amassée autour de la mendiente en formant l'étonnant tableau d'un luxe plus écoeurant que beau.
Et alors qu'on la saisie avec brutalité, la femme si vieille et fragile repoussa sèchement ceux qui l'entravaient. Tous, le souffle coupé, fixèrent la silhouette à l'instant maladive se redresser pour prendre les traits d'un jeune et magnifique guerrier  en plate argentée. D'une voix forte, Seshalas exprima sa colère "Vous tous avaient oublié le sens de la véritable beauté. Alors je vous condamne, chacun, à contempler l'exact visage de votre reflet."
Seshalas disparu, laissant les hommes et les femmes ébahis, choqués. Et alors qu'ils avaient si longuement travaillé leur teint, leurs bijoux, leur aspect, un premier cri retenti dans la foule terrifiée "mon visage!".
Tous se regardèrent, et tous comprirent : ils n'avaient plus désormais pour visage qu'un masque lisse, gris, dans lequel s'animait le reflet de leur âme noire et vide de compassion.
Et sur chaque fenêtre, chaque porte, chaque mur de leur si belle citée, se glissaient maintenant les images  de ceux qu'ils avaient condamné pour satisfaire leur narcissisme en dépit de la cruauté.

Alors, les hommes, les femmes, quittèrent leurs tenues rutilantes, défirent leurs toilettes grandiloquentes. Là, défaits de toute leur vanité, ils retournèrent près de la fosse où ils avaient condamné les miséreux à vivre loin de leurs yeux. Eux, qui autrefois avaient partagé leurs joies, leurs peines, leurs ennemis, leurs combats.. comment avaient-ils pu vouloir les oublier? Les condamner?
Non, la ville n'était pas plus belle sans eux, car ici, dans ce trou boueux, c'est son âme qu'ils avaient trahie.

Ensembles, ils sortirent de leur sordide prison les malheureux, implorant leur pardon, baissant les yeux. De leurs richesses, de cette beauté artificielle, ils firent de nouveaux vêtements, de nouvelles maisons, des cours ouvertes sur le ciel. Ainsi, dans les regards pleins de gratitude de leur prochain, ils retrouvèrent le reflet du vrai visage de la beauté : celui de la compassion et de la solidarité.

Au loin, Seshalas retrouva le repos, veillant d'une oreille attentive sur les habitants de Valaria.


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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Dim 22 Nov - 15:37

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La Trahison d'Araushnee
Retranscrit par : Laureline Be'tnessa
Origine: Légendes Elfiques


Il y a plus de onze mille ans, la seldarine n'avait encore qu'une couleur : le blanc. En ces temps reculés, le père des elfes, Corellon Larethian, connaissait l'amour et la chaleur de sa femme : Araushnee, déesse des artisans et de la destinée.
Au plus fort de leur amour, Araushnee donna à la couronne d'Arvandor deux merveilleux enfants : Eilistrae et Vaherun.

Mais alors que la vie avait tout à promettre, le désir du pouvoir et du contrôle sur son propre peuple noircit peu à peu le coeur de la déesse. Dans son amour, Corellon ne vit pas s'assombrir le regard de la femme à laquelle il avait tout donné, quelque furent les avertissements du sage du crépuscule.

En ce temps là, le premier des Seldars était appellé à combattre les hordes ivres de haine du dieu borgne. Déferlant comme autant de marées vertes maculées de sang et de boue, les forces brutales de Gruummsh se heurtaient à l'éclat immaculé de Sahandrian.

Mais alors que la guerre le tenait loin du royaume d'Arvandor, Araushnee vit là une première occasion de le voler au père des elfes. Tissant dans l'esprit de son fils Vaherun la même haine,   et se trouvant comme alliés la vierge des souffrances, le seigneur bestial et l'oeil ancien, elle tenta une première fois d'envahir Arvandor.
A ce moment là encore, nul ne savait qui se cachait derrière les hordes sanglantes de ces trois entités. Les crocs des chiens de malar se brisaient contre les boucliers d'argent des gardiens des terres immortelles, alors que les horreurs démoniaques s'écroulaient sous les traits sans pitié des grands archers. C'est là, dit-on, que les trois déesses : Sehanine Lunarc, Hanali Celanil et Aerdrie Faenya s'unirent en une seule entité pour repousser les servants de la perfide.

Mais Araushnee, qui ne connaissait plus dans son coeur que l'ivresse du pouvoir, ne s'en arrêterait pas là.

Sachant son amant piégé au coeur d'une autre bataille, Araushnee la vile lui avait préparé un piège finement orchestré. Et alors que le premier des seldar voulu tirer sa fidèle lame, Sahandrian,  de son fourreau immaculé, il se rendit compte que celui ci ne pouvait plus relâcher son épée.  Ainsi piégé, le père des elfes combattit armé seulement de cette arme scellée, sans tranchant, et imposa malgré cela une nouvelle défaite au dieu borgne qui du encore une fois se retirer devant la puissance de Corellon.

Ivre de rage, Araushnee supplia alors le seigneur Bestial d'emporter sur son chemin les chairs de celui qui, pourtant, lui avait autrefois tant offert. Mais là encore, les griffes du traqueur au sang noir se heurtèrent à la détermination du premier seldar qui fut bientôt au devant de son ancienne amie.

Il se dit que c'est à cet instant qu'à jamais la beauté d'Araushnee fut brisée. Sous le regard horrifié de son amant, son bassin se déchira pour se muer en un énorme abdomen arachnide d'où jaillirent huit sombres pattes terrifiantes. Du visage de porcelaine qu'il avait tant de fois embrassé, Corellon ne voyait plus que la grimace du monstre que la jalousie et le goût du pouvoir avait engendré.
Profitant de ses nouveaux membres, la reine araignée abattit sur Corellon le tourbillon de quatre lames empoisonnées. Grièvement blessé, il lui fallu les soins de la déesse aux trois visages, Angharradh, pour se relever. Et alors que les enfants de la Seldarine s’apprêtaient à bondir pour défendre leur roi, celui leur interdit tout mouvement : C'était lui, et lui seul, qui devait défaire cet ennemi qu'il n'avait sut voir plus tôt. Le dieu elfe, brisé par le chagrin, n'en restait pas moins le seigneur d'Arvandor : Aussi, trancha-t-il sans pitié les pattes tordues de la créature d'horreur sans lui laisser la moindre chance de victoire.
Mais alors qu'Araushnee, devenue la reine araignée, se trouvait à sa merci, Corellon dans sa grandeur d'âme et de coeur ne pu se résoudre à tuer celle qu'il avait autrefois aimé et du ventre de qui naquit ses deux enfants.
Même son propre fils, Vaherun, l'avait trahis.
Alors, près du corps mutilé de la femme dridder et de ce fils aux mains salies, Corellon abattit Sahandrian. La lame légendaire ouvrit sur le sol un immense portail qui, vomissant des flammes pourpres, emporta Arauchnee Vaherun dans la gorge brûlante des abysses.

C'est là que la  jeune fille du roi des seldars et père des elfes, Eilistrae, décida malgré sa demande de suivre sa mère et son frère. Elle savait qu'avec eux ils condamnaient leur peuple, les Ilythiiris, à l'éternelle obscurité. Aussi, convaincue que l'espoir peut perdurer malgré les ténèbres, décida-t-elle d'y porter pour les elfes noirs sa lumière.

Plus tard, cette lumière brilla suffisamment pour sauver de nombreuses âmes, leur offrant la rédemption. Et aujourd'hui encore, la vierge noire et ses suivants luttent pour ramener les Illythiiris vers les étoiles.


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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Dim 22 Nov - 16:31

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Tethir de Keltormir
Retranscrit par : Laureline Be'tnessa
Origine: Légendes Elfiques


Alors que le Tel'Quessir occupait encore la majeure partie de Faërun, un royaume elfique s'étirait dans la grande forêt de la région du bol des dieux - aujourd'hui Amn - jusqu'aux rives de la Mer étincelante.
Les humains n'étaient encore en ce temps là que  quelques clans barbares parcourant la forêt imprégnée de magie elfique.

A l'aube de ces ages,  les dragons voyaient dans le Tel'Quessir un simple bétail à deux pattes. Alors, Xaxathart le rouge, venu de la crête, imposa son règne de terreur au Tel'quessir. On dit que ses flammes portèrent du grand royaume de Keltormir à  Shantel Othreiern - aujourd'hui les arpents vers - qui séparait en ce temps là la forêt des dragons - qui sera renommée bois du ver - du reste du royaume.

Mais son prince, Tethir de Keltormir, ne l'entendait pas de cette oreille. Et alors que le feu du terrible dragon emportait avec lui les vertes frondaisons de l'antique forêt, le jeune elfe s'arma de courage.

Soutenu par la grâce des Seldars, Tethir de Keltormir s'éleva contre le règne de sang et de cendres, et fit barrage entre la gueule de Xaxathart et son carnage. Et alors que le grand rouge riait de voir un si petit être lui opposer résistance, le prince de Keltormir fondit sous les écailles de son fier ennemi.
Majestueux, Xaxathart rit tant et tant sous les coups impuissants de Tethir que celui ci senti la colère prendre ses joues et le désespoir étreindre son cœur. Mais il savait, quelque soit l'instant, que nul ne doit jamais douter du soutien du père des elfes. Aussi, virevoltant entre griffes d'obsidienne et tourbillons de feu, accrocha-t-il son regard aux différents éléments de son environnement.
Juché, puissant, majestueux sur son trésor millénaire, le dracosire drapé de pierres étincelantes et de pièces miroitantes balayait de sa longue queue épineuse les monticules de richesses oubliées. Là, s'accumulaient depuis l'aube de son règne les plus précieux des biens des peuples qu'il avait longuement décimé.
Et c'est là qu'il la vit : Plongée au cœur des saphirs et des rubis, une lame frappée de runes naines s'élevait depuis son socle. Persuadé qu'il s'agissait bien là du signe envoyé par le premier des seldars, Tethir plongea sous le balayage de la queue hérissée de pics pour se saisir de la lame d'Adamantium.

Virevoltant, le prince de Keltormir emporta dans sa danse le chant sifflant de sa nouvelle alliée. Et alors, la robe écailleuse du dragon jusqu'ici imperméable aux volées de coup de son minuscule ennemi, se déchira comme du papier de verre sous la morsure de l'épée.
Xaxathart hurla sous les coups de celle qu'on appellera Lainathiel Palantiriel, la "tueuse de dragons", ouvrant ses larges ailes pour échapper aux assauts répétés du jeune prince.
On dit que le combat dura des lunes et des lunes, jusqu'à ce que Xaxathart plie enfin sous la volonté de Tethir de Keltormir.

Son exploit fut porté jusqu'au delà des pics du tonnerre, et lorsqu'un second maitre du ciel tomba à ses pieds, le Tel'quessir gagna à jamais le respect des grands dragons. Keltormir et Shantel Orthreier étaient sauvés, avec eux de nombreux elfes qui n'oublieraient jamais leur nouveau héros.

C'est ainsi que Tethir de Keltormir devint le "tueur de dragon", et que les royaumes elfiques demeurèrent à jamais à l’abri des feus des maitres du ciel.


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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Ven 29 Avr - 18:00

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Légende de Casilltenirra
Retranscrit par : Laureline Be'tnessa
Origine: Légendes Elfiques


Alors que le Tel'Quessir  habitait sous de vastes frondaisons et ne s'était pas encore étendu aux cîmes vertigineuses des montagnes où jusqu'en l'immense océan, vivait une jeune elfe d'à peine le siècle passé. De ces beautés douces et roses comme la vie, elle marqua à jamais le regard d'un humain qui l’aperçu au détours d'un chemin.  Timide, Casilltenirra disparue rapidement au gré des brumes de Sehanine. Elle revint ensuite chaque jour guetter le passage du jeune forestier, si différent des siens et de tout ce qu'elle avait pu connaitre. Au fil des rencontres, des murmures, des saisons, la jeune elfe se fit plus docile, moins timide. Bientôt, le jeune Killian lui glissa quelques mots, puis des vers, et enfin ils s’étreignirent. Entre eux, s'installa alors de ces amours passionnés qui font du vide de l'autre un monde sans joie. Évidemment, vint le jour où leurs ainés, humains comme Elfes, découvrirent leur inconsciente Idylle. Tous s'accordèrent sur le danger d'une telle union, et tentèrent de dissuader les doux amants.  Mais Killian et Casilltenirra n'avaient d'yeux que l'un pour l'autre, et ignorèrent tout des avertissements des anciens.

Cinq longue années de bonheur leur furent accordées. Du soleil couchant à l'aube souveraine, l'un et l'autre liés respiraient chacun le monde de leur aimé. C'est un de ces matins que Casilltenirra remarqua là, au coin du regard tant chéri, les premières rides de l'hiver à venir. L'effroi alors s'empara des jeunes gens, devant d’inéluctabilité de ce temps qui venait et qui, demain, finirait de les séparer.

C'est là que commença leur lente ascension vers une seule obsession : vivre ensembles, éternels et immortels.

D'hiver en hiver, leurs recherches demeurèrent stériles. Rien ne semblait pouvoir s'opposer aux desseins du sage du Crépuscule et du cour infini qu'il traçait pour eux. Finalement, un nom s'imposa au beau regard de Casilltenirra, de ceux glacés jusque sur les pages vieillies des manuscrits : Le comte de Vasily.
Désespérée, la jeune elfe décida d'aller rencontrer cette créature sinistre issue d'un autre temps, cet être pour qui le glas figé à jamais n'était plus une menace. Derrière les tentures lourdes d'un manoir sinistre, elle trouva assit un homme de charme et de danger. Serein, certain de sa victoire, le Vampire souriait, observant la victime de ses desseins secrets. L'innocente, suppliante, se jeta à ses pieds et pria sa clémence, implorant le baiser pour l'homme qu'elle aimait. L'être, submergé par l'exquise et pure beauté de l'elfe, referma sur elle l'étreinte lourde de ses mains sans age. "Je te donnerais ce que tu voudras, Casilltenirra, mais en échange tu devras toi aussi accepter le don de l'immortalité". Alors,  à la gorge fragile de la jeune elfe, s'encra l'éternelle et la pire des malédictions.
Ainsi allongée sur les dalles glacées, Vasily la trouva semblable à une rose blanche perlée d'un lit de rubis. Il ne pu alors se résoudre à la partager, elle si délicate, parfaite à ses cotés : l'avait-il vraiment envisagé?
Lui qui n'était qu'hiver devant elle sentait courir jusqu'en ses veines une chaleur nouvelle, celle d'un désir depuis longtemps taris, oublié et damné. Alors, l'ignoble prédateur se tapis dans la nuit, glissant comme poussière puis filant d'un battement d'ailes.  Rapidement, il retrouva le jeune Killian. Alors, dans craquement sinistre, sans un mot se brisa la jeune nuque. Rassasié l'être de la nuit laissa la mort derrière lui.

Lorsque Casilltenirra reprit conscience, ce fut pour découvrir la trahison de Vasily. Elle ne pu alors qu'embrasser le souffle éteins de son aimé. Folle de douleur et de colère, elle retourna sur les pas du Vampire. Le comte pourtant ne doutait pas, sûr d'avoir par le sang dessus incontestable et autorité sur sa nouvelle poupée. Quelle ne fut pas son erreur...Alors qu'il souriait, l'elfe devenue vampire arracha dans sa rage la tête de son nouveau maitre stupéfait. Mais malgré la poussière qu'il formait à ses pieds, Casilltenirra pourtant ne trouva pas la paix. Ivre d'une douleur innommable, elle entama alors son errance. Privée de son aimé, des siens, et de ce que l'éternel suaire jamais ne pourrait lui donner.

Il se dit que depuis Casilltenirra arpente le monde, cherchant désespérément à remplir ce vide béant laissé par son bien-aimé et tout le reste de sa vie perdue. Seule la peur, la haine, la colère et la malice trouvent pourtant le chemin de son cœur..aujourd'hui, et à jamais.
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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Mar 3 Mai - 15:37

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Jarsali et le Tréant
Retranscrit par : Laureline Be'tnessa
Origine: Légendes Elfiques


Jarsali Oaklimbs était une elfe sylvestre de pure souche, si proche de la forêt et de ses êtres qu'elle préférait leur compagnie à celle de son peuple. Comment c'est-elle ainsi  remplie de suspicion et d’amertume à l’égare des siens? On l'ignorait. On savait seulement que Jarsali était une jeune fille étrange même aux yeux de son clan. Rien ne ne pouvait assouvir plus pleinement son âme que la proximité des arbres anciens. Aussi, ses pérégrinations de plus en plus profondément au cœur de la sylve l'amenèrent à découvrir des endroits où même le Tel'Quessir n'avait jamais posé le pied.
Là, tout au cœur de l'antique forêt, elle le vit pour la première fois : Un arbre immense dont l'écorce se nouait pour former un étrange relief de visage, entouré par ses pairs immobiles et immenses. Et alors qu'il se tournait lentement vers elle, Jarsali comprit qu'elle était face à un être unique et magnifique.
Car en ce temps là, le Tel'Quessir ne c'était pas encore répandu à travers le monde, et ignorait encore bien des secrets de celui ci. Nul n'avait encore jamais entendu parler d'un Sylvanien, moins encore n'en avaient vu. Et bien qu'il existait quelques légendes, Jarsali ne les avait jamais écoutées, préférant se fier à ses propres expériences.
Alors, fascinée, elle osa approcher un peu plus du Tréant et de sa cour. Brusquement, un membre immense couvert d'écorce se referma sur elle et la fit captive de branchages entrelacés.
Ainsi vulnérable et prisonnière devant le seigneur Sylvanien, elle sentit pourtant une bouffée de liberté traverser son cœur brûlant. Les yeux brillants, les joues rosies, la jeune elfe resta béate d'admiration face à cette beauté immuable de bois brut. Suthurithidan, Fils de Garanahil le premier des Treant, vit caché derrière l'attitude sauvage et austère de la jeune elfe un feu indomptable que nul ne pourrait éteindre. Ce fut le premier véritable regard d'un Sylvanien à un elfe, et ainsi l'un et l'autre se contemplèrent à en oublier le temps, transi chacun par la beauté de l'autre. D'un mouvement à peine discernable, le Sylvain libéra la jeune elfe de sa prison de feuillages, son regard plongé dans le sien, la lumière filtrant au travers des frondaisons pour poser sur eux ses éclats mouchetés. Puis, dans un froissement d'écorce et de branchages, Suthurithidan se retourna pour se fondre entre les ombres du bosquet.

Quand Jarsali rentra chez elle, ses compagnons furent surpris par son nouvel état d'esprit, apaisé et doux. Quelque chose chez elle avait changé, et si chacun s'interrogea sur l'origine du dit changement nul n'osa poser de question, trop heureux de la voir ainsi épanouie. Alors, quand une décade plus tard Jarsali repartit arpenter les chemins forestiers, incapable d'oublier Suthurithidan, quelques uns sourirent, persuadés qu'elle avait trouvé un amant auprès d'une tribu voisine. L'un d'eux, cependant, ne sourit pas. Azalarer avait décidé de garder Jarsali pour lui seul, le souvenir brûlant de leurs rares étreintes hantant ses nuits et ses jours. Aussi, les commentaires malicieux des siens sonnèrent pour lui comme autant de coup de poignard.

Jarsali retrouva sans mal le seigneur Sylvanien. Au moment où à nouveau leurs regards se croisèrent, elle ne pu plus nier la vérité même, leurs âmes résonnaient comme un unique chant. Rapidement, l'euphorie initiale se transforma en un sentiment si profond qu'il leurs parut au fil du temps impossible de vivre l'un sans l'autre. Leur amour, intense, véritable, se fit si grand que leurs deux mondes ne parurent plus si différents.

Mais Azalarer sentit sa jalousie grandir à mesure que le comportement de Jarsali continuait à changer. Alors, incapable de supporter d'avantage cette situation, il décida de suivre Jarsali à son insu dans sa prochaine excursion. Jarsali, qui n'avait que pour intention de retrouver l'être qu'elle aimait, ne se méfia pas un instant et fondit dans ses bras pour retrouver le contact apaisant de l'écorce et du parfum familier. Là, Azalarer contempla un tableau qu'il n'aurait jamais pu anticiper : Une elfe embrassant un arbre vivant !
Son sang ne fit qu'un tour et son cœur se serra d'autant de noirceur que d'envie. Rapidement, il retourna sur ses pas conter sa vision à l'ensemble du village. Il dépeint la scène avec tant d'horreur et de rejet que le reste de son clan ne pu que partager sa stupeur et sa colère. Aussi, ensembles, retournèrent-ils au plus profond des bois pour arracher avec violence Jarsali des bras de son aimé, ignorant ses larmes et ses suppliques pour la jeter au plus profond d'une cage poussiéreuse.

Rentré au village, Azalarer attisa les flammes de la xénophobie, les elfes inquiets et stupéfaits n'ayant jamais entendu parler de l’existence d'une telle union. Comment Jarsali avait-elle pu choisir de s'unir à un être même pas humanoïde et moins elfique encore? Ils ne pouvaient laisser un tel crime impuni, aussi les anciens et Azalarer se réunirent-ils pour débattre de son sort et de la punition qui se devait de le sceller.

Du fond de sa cage, Jarsali se mit à genoux, levant les yeux vers le ciel. Tremblante, humiliée, soumise aux regards écœurés des plus jeunes comme des plus âgés, elle leva pourtant la voix pour s'adresser aux Seldars et aux esprits de la forêt. Elle implora leur attention au nom de l'amour, au nom de la paix, les suppliant de la laisser retrouver Suthurithidan pour vivre la tendresse de leur idylle. Elle ne voulait plus supporter la cruauté des elfes rependue au nom de la pureté du sang et de la race, seulement retrouver l'être pour qui elle avait vu naître le plus beau et le plus doux de tout les sentiments.

Et les dieux entendirent son appel.

Alors, le corps de Jarsali se raidit. Ses cheveux longs et roux se muèrent pour verdir et se piquer ça et là de bourgeons, de fleurs, et de nids d'oiseaux. Ses membres s'allongèrent jusqu'à devenir immense et sa peau se couvrit d'écorce et de lichens. Ses pieds blancs et fins se muèrent en racines pour plonger dans les fissures de la terre. La cage éclata dans sa croissance, et Jarsali contempla les elfes stupéfaits de toute sa hauteur. Et alors que certains craignant pour leur vie détalèrent jusqu'à leurs abris, d'autres se prosternèrent devant la nouvelle Sylvanienne.  
Azalarer, alerté par le chahut, sortit en trombe de la salle du conseil. Devant la vision qui fut sienne, son cœur finit de se briser et sa haine l'emporta dans une violence aveugle. Tirant sa lame, il fondit vers Jarsali prêt à la défaire toute entière. Mais alors qu'il portait son geste, le conseil des anciens le retint. Forçant Azalarer à la paix, ils s'inclinèrent de concert devant Jarsali, empreints d'un profond respect. Ils implorèrent son pardon, forcés de reconnaître la force et la sincérité de son amour que les seldars eux mêmes avaient entendu et que rien ne pourrait changer.

Jarsali se contenta de sourire, en paix, puis se retourna vers la forêt pour retrouver son véritable amour. Les elfes la regardèrent s'en aller avec une déférence nouvelle. Ce jour unit à jamais le Tel'Quessir et les Sylvaniens au sein des grandes forêts, pour les aimer et les protéger.


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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Sam 7 Mai - 20:11

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Le prix d'Halimath
Retranscrit par : Laureline Be'tnessa
Origine: Légendes Elfiques



Halimath était un forgeron ayant dépassé toutes les frontières de son art pour le porter jusqu'au sublime, jusqu'au parfait. En véritable maître, il avait pour chaque morceau de métal confié à ses mains l'attention la plus complète, et chaque coup de marteau retentissant sur leur éclat ébauchait un monde nouveau et unique. Ses créations étaient d'une telle merveille qu'elles inspiraient les artisans au travers du monde entier, nombre d'entre eux prêts à voyager même depuis les terres les plus lointaines pour venir les contempler de leurs propres yeux.

Le siècles passant, l'elfe de lune décida qu'il était temps pour lui d'atteindre le grand œuvre à travers la confection d'une lame unique, d'un artefact défendant la cause du bien. Il n'avait aucun doute quant à ses capacités à accomplir ce rêve, et avait déjà rassemblé des pierres et des minerais uniques pour créer la fabuleuse épée.
Mais les elfes de lune, depuis les guerres de la couronne, avaient interdit que soient à nouveau forgées de telles armes, craignant qu'elles ne servent à nouveau les conflits destructeurs au sein même du Peuple. Alors, Halimath vit sa demande refusée par les anciens qui tentèrent de le raisonner et de le ramener vers de plus sages aspirations.

Mais Halimath n'écouta pas. Convaincu par la justesse de sa quête, il préférait encore briser les lois de son peuple, et perdre sa confiance, plutôt que d'y renoncer. Qu'est-ce que cela représenterait, quel petit sacrifice cela serait face à ce qu'il allait pouvoir engendrer?

Ainsi commença la chute d'Hamilath,

Hamilath rassembla des connaissances anciennes auxquelles le Tel'Quessir avait depuis longtemps renoncé pour sa propre survie. Aussi, au travers de rituels aussi sombres que mystérieux, Halimath rassembla dans le cœur de l'épée une énergie telle qu'elle le consuma petit à petit de corps comme d'esprit. Mais l'elfe estima que la création de la "lame de la Justice" valait tous les sacrifices, ignorant la souffrance de sa chair, de son cœur, de son être tout entier et même de ce métal qui gémissait sous les incantations. Le premier des trois grands sortilèges qu'il y fixa assurait la longévité du porteur de la lame aussi longtemps que l'épée serait; Le second, l'usage par un être profondément bon; Et le troisième guidait l'épée du porteur jusqu'à son ennemi pour le frapper d'un seul coup.
A chacun de ces trois enchantements, Hamilath frôla la mort, la magie d'une puissance démesurée le laissant vide de toutes forces.

Lorsque les rumeurs des transgressions d'Halimath atteignirent le conseil des anciens, la plus sage et la plus juste d'entre eux, Andriana, décida d'aller confronter le forgeron. Pour souligner sa folie, elle souleva la "lame de la justice" alors qu'elle lui exposait ses torts et les dangers auxquels il exposait l'ensemble des siens. Voyant sa création ainsi saisie, touchée, éloignée de lui, Halimath entra alors dans une rage folle et frappa si fort la femme elfe qu'elle s'écroula à ses pieds. Ivre de rage, il abattit sur elle une telle violence que son sang ruissela tout le long de sa peau claire, allant jusqu'à ternir l'Eclat de la lame enchantée qu'elle tenait dans ses mains. Brusquement, saisit par l'horreur qu'il était en train de commettre, Halimath se figea et contempla le corps mince et mutilé encore animé de faibles soubresauts. Glacé par l'ignominie du geste, il ramassa fébrilement l'épée et prit la fuite.

Peu de temps après, les anciens découvrirent Andriana, abandonnée et brisée, son souffle fragile encore accroché au maigre fil de sa vie. Ensembles, ils réussirent à la sauver, mais leur colère n'eut pas d'égale. Alors, les anciens s'unirent dans le serment du sang, jurant la perte d'Halimath et la fin de tout repos jusqu'à l'accomplissement de leur quête. Alors, ils le traquèrent, de jour comme de nuit, jusqu'à l'acculer au plus profond des terres désolées. Halimath n'avait plus alors que les éclats éparses d'un esprit fissuré, son corps vide d'essence et de vie, sec comme chair brûlée. Aveuglé par l’orgueil, il brandit avec hargne et mépris le fruit de son sacrifice qui, aussitôt, s’effrita pour se perdre en autant de larmes de cendres. Et alors que les flèches elfiques transperçaient son cœur, il ne pleurait que pour la perte de son œuvre.

Ainsi fini Halimath.
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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Dim 5 Fév - 10:26

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De "Mainsanglante" à "Eauprofonde"
Retranscrit par : Laureline Be'tnessa
Origine : Légende Aquafondienne

Il y a fort longtemps, Eauprofonde ne portait pas encore son nom. Un petit fortin se levait sur les terres du nord, appelé "Mainsanglante" . Un grand guerrier  du nom de Nimoar l'Usurpateur en avait prit depuis peu  possession, transformant ses fragiles palissades en premières fortifications d'envergure. Mais alors que peu à peu derrière les fondations de Mainsanglante se dessinaient le futur visage de ce qui deviendrait plus tard eauprofonde, une menace rampait insidieusement à l'horizon.

En cette année la, on dit que les nuages se rassemblèrent en d'épais tourbillons ocres, grondant d'un orage sans fin avant d'aller s'éventrer en pluie sanglantes sur les cimes des montagnes des épées. Combien de jours, combien de nuits dura-t-elle? On se souvient d'avantage de l'odeur écœurante de pourriture qui envahis dès lors toute la région, si présente qu'elle en paru interminable.

Quand, enfin, le fléau de la pluie rouge prit fin, il laissa derrière lui la peur et la maladie. Si la seconde fut endiguée, la première elle laissa sa marque indélébile dans le cœur des aquafondiens. Le chagrin laissé par ceux fauchés par la peste rouge, lui, ne pouvait se soigner.

C'est quand le ciel recouvrit son azur que l’écho de râles gutturaux raisonna dans les vallées. Ivres de rage, d'énormes créatures une fois et demi plus grandes qu'un homme, des jambes pourvues de pieds fourchus à trois doigts, des avants bras aux griffes semblables à des serpes , précipitèrent leur hargne au pieds de remparts de Mainsanglante.
Valeureux, courageux, les défenseurs de la jeune citée levèrent lames et boucliers au devant des créatures. Leur désespoir fut total quand sous le tranchant de leurs armes les chairs vertes, molles, se recomposèrent. Les griffes mortelles de leur ennemi s'abattaient encore et encore, terrassant frères et amis sous leurs coups obstinés. Toujours plus nombreuses, toujours plus puissantes, les marées de géants ne semblaient craindre ni le bois ni l'acier.

C'est là que le Gouverneur Nimoar eu une idée : si le fer de l'épée ne venait à bout de ces êtres, alors, ce serait la morsure du feu qui les ferait reculer. Galvanisés, ses soldats le suivirent au devant de la citée, huile et torchis pour leurs flèches. On dit que la bataille fit rage des jours durant, et que la terre gémit sous la brûlure des incendies. Pour autant à l'issue, les Trolls furent vaincus.

Mais ni les géants, ni la pluie de sang, n'étaient l'origine des malheurs qui s'abattaient sur la jeune citée : l'ennemi, depuis l'aube de ses souffrances, attendait patiemment dans l'ombre de ses cavernes puantes. Dans le sillage des épidémies de sang, l'orque blanc du nom de Wund avait rassemblé sous le nom de "Fléau Ecarlate" l'ensemble des tribus orques de la région. Sous les conseils avisés du Shaman, Uruth Ukyrpt, idiot mais puissant, menait aujourd'hui son armée sur les versants orientaux des montagnes des épées.

Affaiblis par ses épreuves, les valeureux défenseurs  aquafondiens ne laissèrent pas la lassitude où la fatigue l'emporter : Courageux, forts de leurs prouesses passées, c'est eux même qui se portèrent valeureusement au devant des bannières déchirées des hordes du dieu borgne.
Il y eu des victoires, il y eu des défaites, mais jamais les aquafondais ne baissèrent les bras. Aussi, alors qu'ils se retrouvaient repoussés jusqu'aux pieds du fort par les batailles des Lames tourbillonnantes, de Saroc, et des Champs fanés, les soldats tremblèrent pour la première fois : acculés, ils savaient derrière eux leurs femmes, leurs aïeux, et leurs enfants. Qu'adviendrait-il si les orques remportaient encore la victoire? Non, ils n'avaient pas le droit de perdre cette bataille.
C'est là que le duc de Calandor eu une idée : alors que ses troupes tiendraient le siège d'eauprofonde, les hommes de Nimoar prendraient le revers par le versant. Ensembles, les deux hommes déjouèrent alors les plans d'Uruth Ukrypt l'orque géant. On dit que la bataille dura cinq longues journées, jusqu'à ce qu'Uruth ploie sous la lame d'un héros anonyme, rapidement suivi par le Shaman Blanc.

Épuisés, mais victorieux, les soldats d'Eauprofonde regagnèrent la citée alors que les hordes orques s'étiolaient dans les montagnes. Quelques temps plus tard, l'héroïque Nimoar rendit son dernier souffle, cédant sa succession à Gharl son homme le plus valeureux.

Mais quand les tambours de guerre orque raisonnèrent une nouvelle fois, Eauprofonde ne pouvait plus leur faire face. Pourtant, derrière les murs brisés, les palissades nues, les boucliers fendus, la soldadesque se rassembla encore une fois : plutôt mourir que de laisser à l'ennemi une victoire facile. Puisque les dieux en avaient décidé ainsi, que marque le souvenir des défenseurs d'eauprofonde !
Et là encore, les hordes vertes se ruèrent sur les jeunes guerriers, les hurlements des femmes déchirant l'obscurité. Mais quelqu'un, silencieux protecteur, n'en avait pas décidé ainsi : Alors que tout espoir semblait perdu, un puissant battements d'ailes couvrit le grondement de la bataille. Alors, déchirant la nuit, une silhouette gigantesque de métal polis fendit la voûte nocturne pour l'illuminer de son feu mortel. Sous les tourbillons étincelants, les fils de Grummsh se consumèrent : Palaranuit, dracosire d'or, fendait les cieux aquafondien de son illustre majesté.

Ce n'était encore que le début des épreuves que devrait affronter "Mainsanglante" pour devenir un jour, la belle, l'inégalable, "citée des splendeurs". Mais le cœur des aquafondiens savait, désormais, pouvoir compter sur le plus précieux des alliés


Dernière édition par Stradivarius le Mar 28 Mar - 12:36, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: [Recueil] Contes et Légendes de Faërun   Sam 18 Mar - 20:04

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Haranavei Koehlanna
Retranscrit par : Laureline Dimrost
Origine : Légende Elfique

Il y a bien longtemps, un petit village Tel'Quessir s'érigeait paisiblement à flanc de colline. Une jeune elfe y attendait paisiblement la venue au monde de son premier enfant, entourée de l'amour des siens.

Malheureusement, les Seldars détournèrent un instant leur regard.
Alors, les fils du dieu borgne déversèrent leur haine et leur violence, terrassant sans peine les arbres-maisons et les habitats suspendus.

Seule la jeune elfe survécu, par la grâce du Père, par l'amour du cœur d'or. Épuisée, grièvement blessée, le miracle du destin la guida loin du carnage des siens. Le temps ne lui sembla plus compter, les nuits se succédant comme autant de ténèbres, les jours égrainant les derniers lambeaux de sa vie.
C'est au cœur d'un petit village humain qu'elle échoua. Là, entre les regards surpris et les mains peu compatissantes, elle mit au monde la vie lovée dans son ventre : Une petite fille prit son premier souffle, lorsqu'elle rendit son dernier. Son nom, elle lui avait donné il y a longtemps déjà, de par ce lien qui uni la mère et l'enfant bien avant que le monde ne le voit : Haranavei Koehlanna.

C'est finalement un bucheron abrupt qui se décida à garder le bébé, à contre-coeur. Une bouche à nourrir de plus, inhumaine de surcroît.
La petite chose encombrante, petit à petit, grandi malgré le peu de soins pour prendre peu à peu les traits fascinants du beau peuple. Très tôt, la petite fille suscita la jalousie des femmes l'entourant. Ainsi, on la roua, on l'humilia, jusqu'à ce que l'éclat disparaisse sous la honte et la crasse. Elle devint moins que rien, cantonnée aux tâches les plus ingrates de l’existence, et les plus dures : du levé au couché du soleil, Haranavei usait ses doigts fins, ses coudes, et ses reins, à lever la crasses des porcheries où la suie des cheminées.
Régulièrement, et de plus en plus fréquemment à mesure que le temps la faisait jeune femme, les railleries se succédaient : on moquait ses oreilles pointues, ses traits fins, dépréciant l'exceptionnel pour l'associer au rejet. Et puis, quand le temps dessina sous ses loques les lignes d'une rare sensualité, son corps à son tour fut salit.
Alors, le cœur de la petite elfe se ferma doucement, durci par les rouages de la haine et de l'exploitation.

Quand tout espoir eu définitivement quitté le regard d'Haranavei, on l'oublia dans le silence.

Un jour, alors que le village était à la fête, un jeune cavalier fendit la foule avec allure et prestance. Altier, il prit le temps d'abreuver sa monture, arborant une rare assurance malgré la pointe effilée de ces oreilles où la coupe exotique de son costume : Sa beauté surclassait de bien des manières celle de tout les autres hommes présents.
Les filles du bucheron, devenu bourgmestre, furent instantanément frappées par le charme du guerrier. Il sourit à leurs approches maladroites, s'attarda à joindre un rire clair et pur à leur gloussements. Mais rapidement, son attention fut frappée par la silhouette souple et élancée qui semblait s'appliquer à disparaitre au plus loin de sa vue. C'était sans compter sur la précision elfique de celle ci, qui sans mal détailla la jeune fille renfermée dans ses guenilles.
Sans inquiétude, il laissa l'étalon blanc qui ne portait ni scelle ni bride et ne semblait adresser aucune attention au tumulte alentours. Approchant, il apprivoisa progressivement la douce créature affolée dont les traits réchauffèrent instantanément son cœur. Un moment, sans brusquerie, il referma ses mains sur ses épaules et scruta longuement son regard. C'est là qu'il en fut certain, transporté par la joie :  Il avait retrouvé sa petite sœur.

Quand à elle, dans  ses yeux, elle retrouva les siens. Dans ses traits, son chemin. Dans ses bras, l'amour qui vaut tout et ne coute rien. Elle le connaissait sans jamais l'avoir vu, tout en lui était familier et rassurant.
Ils s'isolèrent alors, et il se présenta : Drawmij Koehlanna, Prince Elfe, son ainé. Elle lui raconta ensuite son histoire, se déchargeant sans peur de toute sa honte et de toute sa douleur. Entre l'effroi et la stupeur, le Bel elfe la couvrit de gentillesse, puis lui expliqua qu'il était bien loin au moment de l'attaque des hordes de Grummsh, ayant trouvé à son retour le village dévasté. Alors, des années durant, il c'était mit en quête de sa mère et de sa sœur dont les corps n'avaient pas été retrouvés. Son chagrin fut grand lorsqu'il comprit qu'il ne retrouverait jamais sa mère, mais le bonheur d'avoir retrouvé sa petite sœur apaisa sa douleur.

Et alors que le frère et la sœur pleuraient de joie, s'étreignaient, les femmes et les hommes du villages c'étaient figés de révolte : Que trouvait ce bel homme à la souillon que le bourgmestre avait généreusement élevée?

Le Prince, entre le bonheur le plus immense et la colère la plus froide, ne leur offrit pas un regard. Soulevant la jeune elfe dans ses bras, il la porta délicatement jusqu'au dos d'Elubeth sa loyale monture. L'Etalon manifesta lui aussi son contentement, appuyant son doux museau sur la main que lui tendit Haranavei.

Alors, le Prince se retourna vers les villageois. Son regard plus brûlant que la foudre, plus froid que le souffle d'un géant.

"Où est le Bourgmestre ?"

Fébrilement, et sans courage, les habitants indiquèrent la direction de la triste demeure du doyen.
Le Prince, alors, fit sortir un à un les membres de la famille. Devant la pointe de sa lame étincelante, le bourgmestre, ses filles, et sa femme, s'agenouillèrent.

"La vérité a été révélée. Vous, avez osé faire de ma petite sœur, la Princesse Haranavei Koehlanna, une souillon, une esclave...VOTRE esclave."

Un silence pesant s'installa, et en un instant le bourgmestre, sa femme, et ses filles, virent repasser devant leurs yeux les si nombreux moments de violence et d'humiliation qu'ils avaient infligé à celle qu'ils croyaient née pour être à leur merci, au service de leurs désirs les plus dépravés comme de leurs colères les plus éprouvantes...

"Vous l'avez soumise au pire de votre être, au pire de votre espèce. Que l'Archer Noir m'en soit témoin ! Votre crime, sous son regard, aujourd'hui sera puni"

Nul ne s'interposa quand, dans un chant de requiem, Aistacariel s’abattit sans pitié sur la femme et les filles du bourgmestre. Alors, resta-t-il seul dans le bain de sang qui avait jaillis des cou tranchés de celles qu'il aimait. Muet, il n'avait pas esquissé un seul geste pour les sauver. Et, quand les chausses étincelantes du Prince guerrier glissèrent sous ses yeux comme la promesse du trépas, la voix de celle qu'il avait si souvent blessée et humiliée retenti :

" Epargne le, Drawmij!"

Interdit, le Prince contempla longuement la jeune fille qui avait caché son doux visage dans l'épaisse crinière de l'Etalon Blanc. Puis, lentement, il posa à nouveau son regard immense sur l'homme tremblant à ses pieds.

"Tu vivras, humain. Tu vivras, avec pour compagnie l'absence de ceux que tu chérissais. Et avec pour promesse prochaine, mon retour et la fin de ton souffle."

Il le planta là,  transi d'horreur et d'effroi, sous l’œil sans pitié du dieu qui ne sourit plus. Alors, il enfourcha sa monture, et laissa longuement reposer une menace silencieuse sur chacun des présents.

"Ainsi, n'oubliez jamais : Celui qui pense exploiter à raison le plus faible, trouve toujours sa punition."

Quand leurs silhouettes disparurent à l'horizon, le Prince et la Princesse Koehlanna laissèrent derrière elle la douleur et le sang. Là bas, sous l'éclat apaisant du Père, ils retrouveraient ensembles la paix et la joie.

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