Erethil II

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 Merveilleux Guide du Non-Aventurier en Désaventure

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Penthesilia
Randonneu(r/se) de la Côte des épées
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MessageSujet: Merveilleux Guide du Non-Aventurier en Désaventure   Jeu 6 Avr - 19:37

Citation :
MERVEILLEUX GUIDE DU NON-AVENTURIER EN DÉSAVENTURE
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Préface

Cher lecteur, vous le savez sans nul doute, il existe déjà une bien vaste littérature sur l'Aventure, et surtout, sur la vie d'aventurier - romans, récits, poèmes, ainsi qu'une collection de guides divers et variés - alimentée par foule d'auteurs en tout genre. Je me garderai de leur faire ombrage et leur laisse le soin de poursuivre leur oeuvre, d'une qualité supérieure à tout ce que je pourrais produire en la matière.

Ah ! L'Aventure ! Tour à tour merveilleuse, fabuleuse, magnifique, glorieuse, honorable, solennelle, dramatique, fatale, tragique, pittoresque, singulière, toute en poésie ou toute en prose, dans la joliesse de ses mots ou de ses images, resplendissante de son grand A capital ! Pourtant, l'aventure, sans son grand A, est pareille à l'Histoire, sans son grand H : une histoire dans des histoires, de ce que l'on veut bien en raconter ou en dire. N'ai-je pas, moi aussi, lu tant de romans, tant d'essais, sur l'Aventure ? Certes, mais rien n'aurait su me confronter à la dure vie de l'aventurier. Alors, cher lecteur, il m'a semblé mille fois plus intéressant de vous partager mes déceptions, mes illusions et désillusions, mais aussi mes émois, les plus tristes mais surtout les plus amusants, lorsque j'y repense.

Cher lecteur, permettez que je vous partage mon expérience d'aventurière en herbe, ou plus exactement, de jeune femme des cours et des salons, des théâtres somptueux et des salles de bal grandioses de la Cité des Splendeurs, allant pousser au-delà des murs, de la sécurité et du confort de la cité pour poser le pied sur les grands chemins, et surtout dans la boue, dans la terre trop meuble et la poussière, sur la rocaille mousseuse, ou encore dans une crevasse de façon malencontreuse. Cette jeune femme, c'est moi, née en Eauprofonde et désormais citoyenne d'Erethil, vivant, comme tout un chacun, d'un juste labeur ; où l'aventure, par la force des choses, aura fini par m'appeler, ou plutôt, me pousser sur ses sentiers.

À présent, laissez-moi vous conter quelques-unes de mes histoires, de mes mésaventures, de ma vie de non-aventurière...
Aria Nova di Carmine de Rivère
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Citation :
Remerciements

Je tiens à remercier chaudement


  • dame Laureline Dimrost,
  • sieur Vanion Dimrost,
  • sieur Zephyr Damas,
  • demoiselle Ambre Murena,
  • sieur Dunaid Alijar,
  • sieurs Calion et Glendal de la Maison Amindielor,
  • sieur Tarentio Arendall,

sans la participation desquels rien n'aurait été possible.

Citation :
Sommaire


  • [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
    - Choisir son aventure
    - Une nuit à la plage
    - Ma première tente




Dernière édition par Penthesilia le Sam 8 Avr - 11:02, édité 2 fois
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Penthesilia
Randonneu(r/se) de la Côte des épées
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MessageSujet: Re: Merveilleux Guide du Non-Aventurier en Désaventure   Ven 7 Avr - 13:48

Citation :
MON PREMIER CAMPEMENT DE NON-AVENTURIER
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Citation :
"C'est lorsque les bonnes choses viennent à vous manquer que vous les appréciez d'autant plus."

Calion de la Maison Amindielor



Choisir son aventure

L'aventure, je ne l'avais alors vécue qu'en songes et en lecture, mais ce n'est qu'au pied du mur qu'elle commençait à prendre un parfum et une saveur toute différente de celle que l'on goûte en littérature et en imaginaire. À ce moment-là, elle sentait surtout les champs, ses odeurs les moins attrayantes, et la terre humide, et la poussière en suspension dans l'air, suffocante. Oh bien sûr, le décors n'était pas dénué d'un certain charme, il faut le reconnaître. Si vous n'avez jamais pris le temps d'admirer comme nos hommes et nos femmes et même nos enfants travaillent bravement aux champs, si jamais vous n'avez pris un moment pour vraiment regarder le paysage rural, pour écouter l'hymne de nos campagnes...en vérité, je vous recommande de ne pas suivre mes pas. Et quels pas ! Jamais je n'aurais pensé que la pierre et la rocaille, et même la terre, pouvait à ce point endolorir mes pieds ! C'est sans compter ces maudites pentes et descentes qui n'en finissent pas ! Même les caresses de l'herbe finissent par être insupportables.

C'est, hélas, à tous les égards, avant tout une question d'équipement ; je vous promets, cher lecteur, de m'étendre sur ce vaste sujet une prochaine fois.

Tranchons dans le vis du sujet : comment choisit-on la non-aventure qui convient ? C'est avant tout une question d'inexpérience et de niveau d'inconfort estimé. L'inexpérience doit vous conduire à choisir une destination et un trajet sans risques, ou de peu de risques. Entre les bandits des Ombras et les blaireaux très sanguinaires, et aussi, parfois, les squelettes réanimés, qui sévissent à l'alentour d'Erethil, je ne vous recommande ni l'un, ni l'autre, ni le parfois, mais vous serez bien obligés de composer avec dans tous les cas. Ce qui nous conduit au fatal constat suivant : il est des choses inévitables. Quelques recommandations sont de mise :
  • Contre les blaireaux, une paire de bottes hautes vous protégera des coups de griffes et de dents. Aussi agressifs qu'ils puissent être, la hauteur de leur saut reste heureusement très limitée. Bien sûr, ils s'agripperont avec acharnement. Il convient d'agiter vigoureusement la jambe en leur donnant des coups de pied de l'autre jusqu'à ce qu'ils cèdent.

  • Contre les bandits, la meilleure tactique consiste à les repérer de loin : je ne peux que supposer que sur le long terme, se faire appeler les Ombras a obscurci leur acuité visuelle. Contournez-les à distance et vous pourrez poursuivre sans encombre votre désaventure, avant qu'elle ne se transforme en mésaventure.

  • Contre les squelettes, restez bien à distance également et soyez prêt à courir, au cas où l'ami aventurier que vous aurez choisi d'accompagner n'est pas suffisamment réactif pour les occire à votre place.
Concernant la destination, entre la montagne, la forêt et le bord de mer, le choix devrait être évident. La montagne, c'est encore plus de montées et de descentes et vous en aurez déjà bien suffisamment en chemin. La forêt, elle, abrite toutes sortes de dangers, pour un manque de proche du niveau absolu ; je me répète, fiez-vous à votre inexpérience et exigence en matière de confort. Il vous reste à mettre la théorie en pratique.



Une nuit à la plage

Excursion vers la plage, cadre idyllique pour une aventure, penseriez-vous : le bord de mer, le chant des vagues, le vent marin fouettant mon visage, caressant ma peau et mes cheveux, le soleil plongeant du ciel dans l'horizon pour laisser la place aux astres de la nuit, dont l'éclat d'argent scintillerait à la surface de l'eau. Je l'ai imaginé ; naïvement, je l'ai pensé. Dans les faits, à l'instar de la campagne, la vue est pittoresque, magnifique. Loin de tout, loin de la cité, de ses regards, de ses jugements, on se sent gagné d'un certain sentiment de liberté. Il ne vous reste plus qu'à supporter sur vous les yeux de vos compagnons, mais nous verrons que ce n'est pas toujours choses aisée...

La nuit tombe plus vite qu'on ne se le représenterait, et la mer, à la nuit tombée, est beaucoup moins avenante que sous les rayons du soleil. À dire vrai, elle n'a absolument rien de romantique. Vous avez voyagé des heures durant, des heures hostiles durant lesquelles le moindre élément de terrain finit par vous agresser, de très près ou même de loin, où chaque nouvelle brindille, chaque nouveau caillou, même le plus infime, finit par ajouter à la douleur de vos yeux qui désespèrent de voir arriver le bout du chemin ; ajouter à l'agonie de vos jambes. sans enthousiasme aucun mais avec résolution, vous vous êtes lancé à la non-aventure et c'est avec la même résolution qu'il vous faut continuer. Sans (trop) vous plaindre, vous marchez, et surtout, vous transpirez. Vient un moment où ce n'est même plus l'environnement qui transgresse votre zone de confort : vous devenez insoutenable pour vous-même. La sueur est insidieuse, elle agresse tous vos sens : vous la sentez partout sur vous, s'infiltrer dans vos vêtements déjà sordides de non-aventurier, vous l'imaginez se mélanger à la saleté sur votre visage, vous n'avez d'autre choix que de la respirer à chaque souffle moite, vous l'entendriez presque ruisseler le long de votre oreille, abîmant vos cheveux. Vous n'avez aucun moyen de lui échapper ; jusqu'à cette mer où trop vite vous plongez. L'eau serait presque tiède si le vent marin ne cessait de vous fouetter, mais il faut bien purifier votre corps. Alors, vous endurez, vous ne prenez ni votre temps, ni le moindre plaisir à le faire. La lune est belle, haut dans le ciel, et elle se rit de vous tandis que ses rayons blafards ne vous permettent nullement d'y voir clair. Vous êtes plongé dans un monde d'incertitudes, de craintes, d'angoisses et la moindre ombre que vous devinez sous l'eau vous terrifie. La caresse des algues sous vos pieds devient terrifiante et vous voyez des monstres que vous n'auriez jamais pensé voir partout à l'alentour. Un peu plus loin, sur la plage, vos compagnons, vous l'espérez, vous regardent et vous admirent sous votre meilleur jour, car le non-aventurier que vous êtes n'a pas encore, à ce moment-là, réalisé que le plus important était qu'il veille sur vous et sur le campement.

Vous vous empressez de retourner vers la plage où le sable finit par remplacer la transpiration, sous vos pieds, sur votre peau, dans vos cheveux et vos vêtements, ces mêmes vêtements sales que vous vous forcez à repasser en réprimant, autant que possible, tout le dégoût qu'ils vous inspirent. Vous faites de nouveau face à la mer, à peine pour contempler sa froide beauté et celle du ciel étoilé. L'eau est glaciale, le vent vous le rappelle, et c'est là votre unique récompense : soudain, la saleté devient une peine presque supportable. Le feu du campement vous appelle. Conseil de non-aventurier averti : arrêtez de vous poser tant de questions.



Ma première tente

La première chose à faire pour monter le campement, c'est de trouver un endroit favorable où le dresser. Le terrain doit être plat et si possible, à l'abri, mais pas directement sous une formation rocheuse trop abrupte et élevée, ou le camp serait rapidement ruiné, inondé par le ruissellement de l'eau de pluie. Creuser une gouttière est la dernière chose que j'ai envie de faire, personnellement. Ensuite, il faut débarrasser l'emplacement de la tente de tout ce qui peut être dur : cailloux, brindilles, branches, rochers, cailloux...ai-je déjà parlé des brindilles ? Vous n'en finissez pas, vous n'en finirez jamais. Vous ne le comprenez qu'après vous y être épuisé et, parce que vous n'êtes qu'un pauvre non-aventurier en désaventure, vous pensez naïvement être parvenu à vaincre mère nature. Cela dure le temps de mettre la tente en place. Je me suis même surprise à sourire franchement, satisfaite de mon travail. La tente est à la fois prodigieuse de primitivité et fascinante d'ingéniosité. Viens alors le temps du repas et je recommande de choisir vos compagnons de non-aventure pour leurs talents culinaires avant tout. Bien sûr, l'instant du repas exige également un équipement adéquat, cette chose que tout non-aventurier confirmé n'a pas, en fait. Il vous faut pourtant profiter de cet instant de répit au mieux et vous réalisez que boire au goulot, sans poser les lèvres dessus, est une tâche plus compliquée qu'il n'y paraît, ou qu'on ne saurait le décrire, mais il vous faut la pratiquer, sauf si vous ressentez le désir de partager un baiser avec vos compagnons ; contrairement à ce que l'on vit en roman, on trouve du romantisme là où on le peut dans la dure vie de non-aventurier. Le feu de camp est très agréable, pour peu que vous soyez parvenu à en allumer un. Là encore, remettez-vous en à vos compagnons plus expérimentés. Contrairement au foyer d'une cheminée, le feu de camp est sauvage, il vous brûle presque la peau, mais, un peu comme la viande que vous l'avez vu cuire, vous venez à penser que, peut-être, cette vive chaleur qui vous lèche la peau a aussi, peut-être, le même pouvoir purificateur. Puis vient le moment de glisser dans la tente pour une nuit...de non-sommeil. La fatigue est accablante mais même sous deux paillasses et couvertures, vous sentez encore le moindre relief sous la tente, le moindre petit caillou devient un véritable instrument de torture, la moindre aspérité détruit votre dos d'une façon que vous n'auriez jamais pu concevoir, si bien que vous luttez contre le sommeil par la conversation, entre autres stratagèmes, pour retarder tant que possible le moment où votre corps, de lui-même, le cédera à l'épuisement.

Je ne sais plus exactement quand ni comment je me suis endormie, mais plus difficile encore que le sommeil est le réveil, car les matinées sont bien plus fraîches que les nuits, pour tout un tas de mauvaises raisons. Il vous faut pourtant, comme je l'ai fait, vous forcer à sortir de cette maudite tente, et si la mettre sur pied avait pu, le temps d'un moment, une source de plaisir et de fierté, la démonter est un travail laborieux, pénible, surtout après ce que vous considérerez longtemps comme la pire nuit de toute votre vie. Puis vient le moment où vous osez vous regarder dans la petite glace que vous n'aurez pas négligé d'amener dans votre matériel de non-aventurier : s'est opérée dans la nuit une métamorphose que vous n'imaginiez pas possible non plus (la liste finit par devenir longue). Vos yeux ne sont plus les mêmes, vos cheveux sont une véritable disgrâce, votre peau semble avoir emprunté un peu à la texture de la pierre et du bois et vous aimeriez que disparaisse le peu de maquillage dégoulinant qu'il vous reste de la veille. C'est à ce moment que vous aimeriez que vos compagnons soient aveugles, sauf qu'ils ne le sont pas. Il ne vous reste, pour faire face à votre hideux reflet, que votre dignité. En conclusion, et nous y reviendrons plus tard : ne négligez pas la préparation de l'équipement.



Aria Nova di Carmine de Rivère

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