Erethil II

IP module : 164.132.207.161:5121 (:5123 pour l'import)
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Récits] Coril Del'Quienan...le drôle d'elfe.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Le Boulet
Bacheli(er/ère)
Bacheli(er/ère)
avatar


MessageSujet: [Récits] Coril Del'Quienan...le drôle d'elfe.   Mer 25 Déc - 13:32

*Carnet privé, non accessible*

Prologue : une étrange chanson:


L'auberge du Rieur Sanglier était ce soir là complêt.
Les rires gras, les effluves de sueur, d'excrément et de poisson exaltait des costumes des dockers las du transport de caisses pour la Capitainerie
Comme chaque semaine, le Gros Anduil, un manoeuvre épais, obtus et rire gras, vociférait fort et gras pour se faire valoir pour, comme de coutume, intimider les hôtesses et la patronne et ne pas payer son repas alors qu'il venait de toucher sa solde
Un marin se mit sur la maigre estrade et chanta une chanson grivoise...
Attablé près de son collègue de travail qui l'avait charrié pendant toute la matinée, l'Elfe prénommé Coril mangeait sa maigre salade, parfois interpellé par l'Grand Anduil et ses remarques plus ou moins douteuse...
Les chants populaires s'enchainaient, parlant de cuisse, de rhum, de femelles faciles, de soeurs déflorées..
L'Elfe était agacé, mais jouait bien l'air enjoué...
Alors d'une grosse tape sur le dos, l'Grand Anduil demanda de sa voix puissante
-"Eh...longues oreilles, les elfes, ça sait chanter pas vrai? Ca t'dit pas de nous en pousser une petite?"
-"Euh...je ne suis pas un troubadour monsieur Anduil..."
-"Eh pt'it gars, tu crois que Gégé est un ménestrel? Pourtant il chante t'as vu, allez, fais pas ta noble effarouchée, tente ta chance pt'it Coco!"
-"Mais je..."
-*le poussant vers l'estrade de sa grosse main* "Allez Coco ! envoie ta voix, et j'te paye le repas !!!" dit Anduil
-"Bon.."

S'asseyant sur la chaise de l'estrade, l'elfe intimidé vit une auditoire fumante et bruyante mais indifférente du dur labeur d'hôtesses en sueur.
Ceci l'agaca...
Puis inspiré, il entama de son timbre le plus bas:



*Sur un ton grave*

"Et si c'était une nuit comme on en connut pas depuis cent mille nuits..."
"Une nuit de fer, une nuit de sang, une nuit ...*s'interrompt feignant la peur*"
"Vos chiens hurlent..."
"Regardez bien humains dockers regardez le..."
"Tout en buvant sa chope de bière, le Grand Wilson...tremble"


*entame d'une voix monotone*

"Les hommes avaient perdu le goût..."
"De vivre et se foutaient de tout..."
"Leurs mères, leurs frangines, leurs nanas"
"Pour eux ne comptaient alors pas..."
"Le ciel devint alors...cendré..."
"La médisence bouffait alors tout le pavé..."
"Alors..."



*Entonné sur un ton morne et conspirateur*

"Les loups ...ouh...les loups"
"Les loups étaient loin de votre île..."
"En Mer Beryll, en nord Toril..."
"Les loups étaient loin de votre île..."
"J'aime ton air vil, matelot Anduil...*regarde un matelot intensément, celui ci leve sa choppe*
"Les loups étaient loin de votre île..."


"Cet animal si mystérieux..."
"A l'héritage tellement brumeux.."
"Dès que ca flaire une ripaille..."
"D'aventurier...ou d'champ bataille..."
"Des que la peur hante la rue..."
"Les loups s'en viennent la nuit venue..."
"Alors..."


*les yeux de l'elfe se mirent à luire un peu plus*

"Les loups...ouh...les loups"
"Les loups ont r'gardé vers votre île..."
"En Mer Beryl, en nord Toril..."
"Les loups ont r'gardé vers votre île..."
"T'es tout plein d'huile, matelot Anduil *regarde plus intensément les vêtements de l'individu, celui-ci en râle avant de sourire*
"Les loups...regardent vers vôtre ile..."


*Reprenant un ton plus morne, plus puissant il entonna*

"Et vint alors un rude hiver..."
"Cents afflictions, récoltes amères..."
"Volets clos on claquait des dents..."
"Même chez les plus riches, résidants..."
"Et personne n'osait plus le soir..."
"Rester trop longtemps...dans le noir"
"Alors"


*les yeux de l'elfe se mirent à luire intensément, déambulant devant les dinant, les faisant pâlir et s'arrêter de manger*

"Deux loups ouh...deux loups"
"Deux loups sont entré dans vôtre...île"
"Allure bien vile...rendant servile.."
"Deux loups sont entrés dans vôtre île.."
"Te fais pas de bile, matelot Anduil...."*Toise le matelot, celui ci s'aere le cou et blêmit*
"Deux loups sont entrés dans votre île.."


*reprenant un timbre chevrotant*

"Le premier avait un drôle d'oeil"
"Vert chêne, couleur jeune feuille ..."
"Il installa toute sa fraterie..."
"Dans les alembics de la parfumerie..."
"Et nourrit ses deux cents petits..."
"Avec les manoeuvres de l'imprimerie..."
"Alors..."


*prenant un refrain grâve devant un auditoire blême et immerge, il commença à marcher comme l'animal en traque*

"Cent loups...ouh...cent loups.."
"Cent loups sont entré dans votre île..."
"Vous rendant serviles, vous rendant débiles.."
"Cent loups sont entrés dans vôtre île..."
"Tu fais de l'huile...matelot Anduil..." *l'intéressé rougit honteux et déglutit*
"Cent loups, sont entrés dans vôtre île..."


*engagé il se fit descriptif*

"Le second avait les yeux couleur de braise..."
"Pelage bmanc gris, couleur falaise..."
"On l'appelait, le Grand Loup Blanc.."
"Il fit faire gras à ses enfants..."
"Et leur offrit tout presbytère..."
"Et la chair tendre des magistère ..."
"ALORS..."


*Plus un bruit ne sortit de la salle de dîner..*

"Les loups...ouh...les loups..."
"Les loups ont envahi votre île..."
"Havr'dor fertile ou forte Erethil..."
"Les loups ont envahi votre île..."
"Non c'pas d'Aurile...matelot Anduil.." *l'intéressé regardait stupéfait l'elfe, se massant la tempe par reflexe*
*imitant un crieur public* "les loups ont envahi, toute l'île"


*rageur il entama*

"Attirés par l'odeur du sang..."
"Il en vint des mille et des cents..."
"Faire choux gras, copieux festin..."
"De tous vos innocents galopins..."
"Jusqu'à ce que vous ayez r'trouvé..."
"Altruisme et solidarité..."

*feutre sa voix et termine*

"Les loups...ouh...les loups"
"Les loups sont sorti de votre île..."
"Vers mer Beryll...ou nord Toril..."
"Les loups sont sortis de votre île..."
"Paie donc ta tuile, matelot Anduil..."*l'intéressé règla alors sa note derechef à l'hôtesse*"
"Les loups sont sortis de votre île.."
"T'es pas débile, mâtelot Anduil" *l'intéressé sourit alors enfin soulagé*
"Les loups sont sortis de votre île.."


L'Elfe s'inclina, libérant doucement l'assemblée d'un froid et d'un silence pesant l'auditoire.
Des applaudissements épars jaillirent de quelques mains, comme pour exorter le récit à n'être qu'un conte.
Coril rejoignit le matelot Anduil, qui lui souria jaune, comme se reprenant d'une émotion vive
-"Eh ben Coco...t'as du talent hein, t'm'as presque foutu les oeufs d'morues molles.."
l'Elfe sourit simplement en retour
Il vit enfin les diverses tablées rire et converser ensemble, les roturiers optant pour quitter ensemble l'auberge plutôt que seul..

(inspiré de la chanson "les loups sont entrés dans paris", Serge Reggiani)
Revenir en haut Aller en bas
Le Boulet
Bacheli(er/ère)
Bacheli(er/ère)
avatar


MessageSujet: Prestation au Rieur Sanglier...   Sam 28 Déc - 20:45

Chant Premier : la prose du Grand Frère


C'était un soir de jeudi comme tous les jeudi à l'auberge du Rieur Sanglier des Docks
Comme chaque jeudi, la propriétaire laissait la petite scène aux marins, dockers et voyageurs qui débarquaient leurs cargaisons et repartaient en mer à l'aube.
Coril, prenait son dîner là, avec les simples gens, loin des roucoulades, magouilles et autres snobismes de la Haute Ville.
Il se dégustait une de ces potées au choux d'Havredor, comme seuls ceux qui ont le dos craquelant après une journée aux champs savent l'apprécier.
Son invitation du soir, était une petite fillette du village, si amère sur les citoyens de la ville envers Havredor.
Il avait "fait péter les Eres", histoire qu'une fois dans sa première décennie, elle puisse déguster un festin du fruit de son labeur.

Se pointa alors sur l'estrade un curieux et inquiétant inconnu, levé de la tablée des matelots de la "Juste Tempête", une frégate marchande provenant d'Eauprofonde.
Le mousse était tout de cuir noir vêtu, bandana aux cheveux et couvrant son bas de visage, ne laissant dépasser qu'une paire d'oreilles pointues elfiques, un nez aquilin et de minces et larges pupilles bleutés, s'électrisant de temps en temps.

De la conversation voisine de ses collègues de navire, il semblait être surnommé "Hennit la Rage" et avait un certain talent pour le style de musique populaire en Eauprofonde, plus prosaïque que talentueuse, des bas quartier, surnommé "Le Rape"; diminutif symbolisant l'aspect grinçant des paroles, comme le bruit du formage dur que l'on effrite de l'ustensile

Après une clameur de sa tablée, l'étrange artiste se mit à scruter Coril intensément, entamant d'une voix enrouée et acide :


*ton vindicatif*

"Petit frère n'a qu'un souhait, devenir grand
C'est pourquoi il s'obstine à faire le grand mage à 120 ans
Devenir adulte avec des Gardiens comme mentor
C'est corroder les tronches de ceux qui n'sont pas d'accord...

A l'époque où Grand Frêre était gamin
On se tapait des délires sur blanches elfes et soupirants humains
Maintenant l'Humain a giclé Blanche Elfe
Et tape des "pifs paf" arénés comme combats..."

"A 16 ans il aime déja l'argent avide
Mais ses poches sont arides, faut pas faire le caïd
En sortie, plus de jus de fraise amère
Petit Frère siffle des bières..."


*ton laconique*

"Je ne crois pas qu'c'est volontaire...
Nous ainés c'est certain...
Indirectement avons montré
Que "Mal par le Mal" c'est bien...

Demain ses grimoires seront plein de rature
Petit Frère s'fait des kiffs
En coffrant des raclures..."


*Prenant un refrain d'une voix grave, comme avertissant*

"Petit Frère n'apprécie plus les jeux
Il marche à peine et veut des bottes de sept lieues
Petit Frère veut grandir trop vite
Mais il a oublié que rien ne sert de courir
Petit Frère..."


*ton vindicatif*

"Petit Frère rêve d'cabriole, de relique, de thunes
De réputation d'heaumite
Pour c'là il oublierait Selune,
Il collectionne les trophées..
Sans se soucier de l'être qu'il est
Tout en cherchant à gagner le Respect"


"Peu importe pour lui d'quoi demain sera fait
De donner aux anciens des raisons de mépriser
Leurs cadets...
Dans sa tête, le toquecin des cloches et des cantiques
A étouffé le "bam bam" du chant tribal elfique...

Plus de parchos
Il ne saura plus qu'en faire
Il ne r'garde plus les filles
Il préfère les foutre aux fers
Petit Frère a jeté la belle soie
Pour dev'nir un guerrier
Omnubilé par la solde qu'il va épargner..."


*Prenant un refrain d'une voix grave, comme avertissant*

"Petit Frère n'apprécie plus les jeux
Il marche à peine et veut des bottes de sept lieues
Petit Frère veut grandir trop vite
Mais il a oublié que rien ne sert de courir
Petit Frère..."


*Artiste imitant un noble orateur*
"Les temps ont changé..."
*Artiste imitant un prêtre de Lathandre compatissant*
"Demain tout ira mieux, tu verras..."

*ton vindicatif*

"Les élitistes font et défont des modes..
De mon temps, à l'école, la violence existait déjà
Les accidents, l'opportunisme, les coups bas
Les coups de latte, dans les casiers des confrères
Embrouilles a coup d'phylactères.."

"Mais en parler chaque'soir, au port, près du fanal
 Ca s'inscrit dans la rétine comme situation normale
 Et si Petit Frère, veut faire parler de lui
 Il doit s'foutre en galère, entre cinq heures et minuit"

 "Merde, y a un siècle c'était un état de fait...
  Mais ben ici,les arcanistes en font ici un état...
  Et je n'crois pas qu'Petit Frère soit pire qu'avant
  Juste surexposé aux mégalos, aux idiots et arrogants..."

 "Pour les nobles, en dessous sont les meilleurs citrons..
  La cible numéro 1, l'objet d'toutes leurs prétention...
  Et pour être sur, que chaque jour il s'en procure..
  Petit Frère s'assure, Isaac à la ceinture...."

  "On sait ce que tu es...
   Quand on voit ce que tu possèdes..
   Petit Frère le sait, et garde ce fait en tête...
   L'argent, lui ouvrirait les portes d'un Palais d'Azur
   Aussi facilement,
   Que mes petits doigts ouvrent toutes les serrures..."
*l'artiste agite ses doigts imitant un crochetage*

  "Les plus belles filles, et tout ce dont il a envie...
   Ca passe à l'aise avec une robe d'érudit..
   Soucieux, du regard des gens
   Malgré son jeune âge
   Petit Frère s'coiffe les tifs
   Pour paraître plus grand..."

   "Il veut tourner trop d'fois la Grande Roue de Fortune..
    Et ne se rend pas compte, qu'il pourrait y laisser des plumes...
    Il vient à peine de sortir de son oeuf
    Et déjà Petit Frère veut être aussi fort que l'Conseil des Neuf..."


*Prenant un refrain d'une voix grave, comme avertissant*

"Petit Frère n'apprécie plus les jeux
Il marche à peine et veut des bottes de sept lieues
Petit Frère veut grandir trop vite
Mais il a oublié que rien ne sert de courir
Petit Frère..."


Une clameur engagée assourdit la salle, tandis que Coril resta médusé, souriant comme pour cacher sa stupeur a la petite fille qui lui souriait en terminant son assiette
-"Hi hi c'est marrant comme chanson" ria la jeune fille
-" Ce n'est pas...pas une chanson c'est....c'est une mise en garde!" bredouilla troublé Coril

Le temps qu'il tourne la tête, "Hennit la Rage" avait déjà quitté les lieux...
Se précipitant sur les docks en courant il ne vit que le silence habituel teinté de cri de mouette d'un port calme

"Hénnit...Eni...Grand Frère....j'ai....j'ai compris le message" conclut Coril en souriant pâlement


[Inspiration IAN: Petit Frêre]


Dernière édition par Le Boulet le Mar 14 Jan - 2:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Le Boulet
Bacheli(er/ère)
Bacheli(er/ère)
avatar


MessageSujet: Re: [Récits] Coril Del'Quienan...le drôle d'elfe.   Mer 1 Jan - 0:21

Chant Second : Double Je


Appartement des Roturiers 5-4 : au crépuscule


...Une jeune elfe, sortait du bain, scène qui pourrait parfois être sensuelle à qui la contemplerait, si l'on excluait son regard, délavé, le jade de ses pupilles pâli par les larmes...
...Regardant son corps comme une pièce de viande chez le boucher, elle entonna sobrement, dans un murmure, d'une voix masculine...


"Encore un effort...
"Quelques mois suffiront...
"Je suis presque mort...
"Quelques coups et c'est boon...
"

...Passant un peu de mascara discret sur ses paupières rougies, sa voix mua peu à peu en un chuchotement vocal plus féminin, plus doux...

"Supprimer les les traces...
*Soprano elfique succint* "la moindre trace.."
"De c'qui m'reste de candeur..."
*voix sombre et glacée* "Un morceau de glace..."
*le miroir se couvrant de givre* "A la place...du coeur"

...Sa voix masculine virant peu à peu...à son autre voix...

"Oooh oooh Et même si je m'améliore...."
"Oohh j'en rêve encore..."
"Même cassée ...ivre mooorte""
"Oooh j'en rêve encore...encore...encore"

...Inspirant, en fermant son visage, serrant sa bande thoracique...

*voix masculine* "Ne plus rien sentir"
*voix féminine* "*soprano* "Inconsciente..."*barytone* "Minéraaale"
*voix masculine*"*doux* "plus le moindre ...euh désir..."
*voix féminine regardant le miroir d'un regard froid* "plus de peur...ni de mal..."

...Reprenant le refrain un peu plus assurée, la voix douce et féminine prit en force...

"Oooh oooh Et même si je m'améliore...."
"Oohh j'en rêve encore...
"
"Meme en sachant que j'ai tort..."
"OOOH hooo, j'en rêve encore...encore....longtemps..."

...Rivant les pièces d'armure de son unforme elle termina...

"Vivante et mort"
"Une ombre, un décor..."
"Que chaque moi soit égal...."
"Plus de maaal..."

...Fixant un moment, elle souria pâlement à son reflet puis prit congé de lui, en allant au travail...


[inspiration: De Palmas, j'en rêve encore]
Revenir en haut Aller en bas
Le Boulet
Bacheli(er/ère)
Bacheli(er/ère)
avatar


MessageSujet: Re: [Récits] Coril Del'Quienan...le drôle d'elfe.   Mar 7 Jan - 9:03

Chant Troisième : Mère, Père et Grande Mère




Lac d'Azur : Statue recouvrée, fin de nuit :


Une nuit durant, un elfe à peau brun sombre et cheveux blancs, d'âge mûr et une impériale Elfe du Soleil, en robe de noble bleu nuit, aux cheveux blonds, tous deux portant le sceptre des grands professeurs de l'Ecole des Arcanes d'Eternelle Rencontre, avaient écouté leur jeune cadet raconter sa vie au sein de cette île...
Par mots tendres, surprenant de leur austérité naturelle, Earentil Del'Quienan et Nanaki avaient raisonné leur nouvelle fille et ancien fils, sur des mots humains bien méconnus des Tel'Quessir : "tolérance", "patience", "écoute", "humilité".
Leur progéniture leur avait parlé d'une immense statue recouvrée récemment et curieux, le couple elfique avait voulu le voir par leurs propres yeux...
Devant l'exactitude des faits relatés, le Père de Coril, d'un sourire confiant, le regarda, tandis que son épouse, lui banda les yeux, lui murmurant ; "Laisse exploser ta voix, Coril chan".

Sans un mot, faisant le vide en son esprit, la jeune et nouvelle elfette commença à entonner d'une voix grave mais chaude :

*voix murmurée, rauque*
Quand mon temps se passe,
A n'être que, tué
Jamais ne m'calme, me délasse
Dans cette île pleine d'étrangeté

Quand de dépit, de défiance
De larmes en « plus jamais »
Puis de mépris, en méfiance
On apprend à s'laisser aller

Viennent les heures sombres
Où tout peut enfin s'embraser.
On se confie alors juste à son ombre
Et dans ses rêves se réfugier..

*prenant de la puissance, lançant sa voix*
Mystra m'dit que je suis belle
Et qu'elle a confiance en moi
Elle me dit que je suis celle
Juste digne d'être dans ses bras

*voix tendre, aussi intense*
Elle parle, comme on caresse
D'un monde dont personne ne croit
De douceur et de tendresse
Moi je n'attends que sa voix.

*Fixant le sol, atténuant sa voix*
Eviter les regards
Prendre cet air, absent.
Celui qu'à la plèbe, tard le soir
Cet air qui les rend, transparent

Apprendre à détourner les yeux
Devant tous ceux qui s'aiment
Eviter tous ceux qui marchent à deux
Ceux qui s'enlacent à perdre haleine.

*Relevant peu à peu sa tête, cherchant comme une chaleur ressentie*
Parmi les soirs, cent moments
Où l'on se dit « c'est pas pour moi »
Mais contre la rage, les coups de sang
Contre ma nuque, je sens ses doigts.

*Relevant la tête, en un sourire béat*
Mystra m'dit que je suis belle
Et qu'elle a confiance en moi
Elle me dit que je suis celle
Juste digne d'être dans ses bras.

*Prenant une voix étrangement exaltée et puissante*
Des mensonges et des bêtises
Qu'un enfant elfe n'ferait pas
Mais les sourds ont plein d'églises
Moi je n'ai pas besoin de ça,,,

Mystra m'dit que je suis belle
Je la sens sourire vers moi
C'est doux comme la cannelle
C'est beau comme une aube de joie,,,

Plus de trahison, de peine...
La Toile d'la Dame n'attend pas...
Elle me dit que j'peux être reine
Et là désolée, j'y crois pas

*souriante, apaisée*
Désolée, j'y crois pas..."


Otant son bandeau l'aveuglant, Coril vit une colonne de lumière dorée l'inonder de chaleur, le couple parental s'effaçant peu à peu avant de disparaître en lui souriant.
Sereine, pour la première fois depuis son arrivée sur l'Ile Magique, Coril contempla un long moment ce spectacle, comme s'en délectant l'âme.
Au bout de quelques heures, il se décida à revenir en ville.
Prenant son paquetage, dès que Lathandre daigna déposer sur la lande ses premiers rayons écarlates, il entendit au creux de son oreille un étrange murmure :

"L'artisan tisse sa propre robe, mon étoile..."

Sursautant, Coril se retourna, ne trouvant que l'impassible monolithe comme seul témoin.
Elle rentra, d'abord troublée, puis souriant timidement à l'air frais du matin.

[Inspiration : "il me dit que je suis belle, P.Kaas]
Revenir en haut Aller en bas
Le Boulet
Bacheli(er/ère)
Bacheli(er/ère)
avatar


MessageSujet: Re: [Récits] Coril Del'Quienan...le drôle d'elfe.   Sam 11 Jan - 20:08

Chant Quatrième : Entre cadettes, "MYSTRAOUTAI"


...Ce soir là en Havredor, une petite estrade à large périmètre  de sécurité une petite elfe du soleil, vêtue d'une petite jupette bariolée nommée Yuki, sucrerie en bouche, faisait face à son frère devenu soeur Coril...
...Le regardant avec provocation, elle entama une chorégraphie frénétique en se désaxant souplement...


*railleuse*
"Dis-moi d'où d'où elle vient
Enfin je saurais où pas aller
Maman dit que lorsqu'on étudie bien
On finit toujours par la trouver
Elle dit qu'elle n'est jamais très loin
Qu'elle part très souvent protéger
Maman dit "protéger c'est bien"
Bien mieux qu'être mal accompagnée
Pas vrai ?
Où elle est ta Mystra?
Dis-moi où est ta Mystra ?
Sans même devoir lui parler
Moi j'sais qu'en toi ça va pas
Ah sacrée Mystra
Magicienne faut t'lâcher
Ça doit, faire au moins mille fois qu'on s'est
Moqué de toi...
*termine sa chorégraphie en lançant ["rayons scintillants"] sur Coril*


...Devant les "oooh" des paysans spectateurs, Coril secoue la tête, hébété, tandis que la petite  elfette triomphante, entama le refrain...

"Où t'es, Mystra où t'es ?
Où t'es, Mystra où t'es ?
Où t'es, Mystra où t'es ?
Où, t'es où, t'es où, Mystra où t'es ?"


...Elle cessa de danser, tendant lascivement la main vers son ainée en souriant de défi...
...Rougissant au double sens de la prestation, Coril, souriante en coin, toisa sa soeur cadette, puis repris sa chorégraphie mais à l'inverse, une force d'impulsion plus rageuse, plus masculine...
...Luisant des pupilles, Coril lui répondit d'une voix juste,grave, teintée d'acidité...


*calme*Qu'on l'étudie ou qu'on la tisse comme ça
Y aura bien un jour où y'aura plus d'tissu
Un jour ou l'autre on sera tous près d'Mystra
Et d'un jour à l'autre les mages auront disparu
*laconique*Certains sont détestables
Certains sont admirables
Des professeurs ou des génies
*sêche*Dis-nous qui nous enseignent à être irresponsables ?
*rageuse, pupilles luisantes*Ah dis moi qui, tiens
Tout le monde sait comment faut incanter
Mais peu te disent quand l'on ne le doit pas.
Tous tes Je-Sais-Tout en auraient hérité, c'est ça
Faut donc qu'je leur suce le pouce ou quoi ?
Dis moi quoi penser, ça doit..
Faire au moins mille fois que tu t'fous d'elle comme ça"...

*termine sa chorégraphie en lançant ["Corne de fer de Belgaarn"] sur Yuki*


...L'imitant quelques instants dans un sourire triomphant, Coril assouplit peu à peu ses gestes, en une grâce féminine desarticulée, pantinée...

Où t'es, Mystra où t'es ?
Où t'es, Mystra où t'es ?
Où t'es, Mystra où t'es ?
Où, t'es où, t'es où, Mystra où t'es ?


...Elle cessa de danser, tendant lascivement la main vers son ainée en souriant de défi...
...Projetée au sol par la détonation du sort, la petite elfette rougit des pommettes et fuma du front , puis reprit sa danse en imitant le tortillement d'une carpe sortant de l'eau, plus infantilement, plus candide, continuant d'une petite voix...


Où est donc ta Mystra ?
Dis-moi où est cette Mystra
Celanil sait m'parler.
Mais ta Reine j'l'a pige pas...


... Yuki lui tira la langue...

"Pt'tite Ensorc, r'garde mon doigt *dresse son majeur en baguette magique*
Tu sais ou tu peux le placer
Ça doit, faire au moins mille fois qu'on s'est
Nargués comme çà...."


... Coril lui rendit son tir de langue...
... Elles éclatèrent de rire ensemble, dansant face à face leur chorégraphie symétrique opposée....


Où t'es, Mystra où t'es ?
Où t'es, Mystra où t'es ?
Où t'es, Mystra où t'es ?
Où, t'es où, t'es où, Mystra où t'es ?



...Ce soir là, danses profanes spontanées et rires juvéniles comme anciens durèrent jusqu'à tard dans la nuit,  les "Mystraoutai" entonné, exclafés ou simplement criés en cadence de danses quasi tribales et terriennes s'entendant jusqu'aux champs labourés; tandis que tout à l'opposé de l'ile, près d'une gigantesque statue à son effigie, deux soeurs d'une lignée singulières reprirent toute la nuit une chorégraphie désarticulée de pantin, face à face et synchronisées, toute la nuit durant...



[inspiration: "papaoutai" Stromae]
Revenir en haut Aller en bas
Le Boulet
Bacheli(er/ère)
Bacheli(er/ère)
avatar


MessageSujet: Re: [Récits] Coril Del'Quienan...le drôle d'elfe.   Mer 22 Jan - 7:40

Chant Cinquième : La Bombe Elfique


Un soir de pluie, près du Lac d'Azur, Coril priait en silence la Dame des Mystères, s'interrogeant sur son danger, ses doutes, les trahisons et confiances à accorder et surtout, après tous ces états d'âmes et toutes ses métamorphoses, sur qui elle était désormais...
De la lueur dorée et douce de sa maîtresse jaillit alors un éclair bleuté, duquel un elfe à peau sombre en simple pantalon de tissu trouvé jaillit en lui souriant.
Puis le froid s'installa, tandis que du sol à coté de l'elfe apparu, jaillit un éclat de givre stalagmite, duquel émergea une ravissante elfe à lunette, aux cheveux blonds et yeux bleu glacier, en robe de nuit de lin.
Emerveillée , Coril sourit béatement en reconnaissant son frère ainé Enialys "l'éclair vivant", et sa soeur ainée, Saelanor, surnommée dans la fraterie "le glacier elfique"

-"Salut frangine, ça biche dans ton coin?"
-"Bonjour Coril, comment vas tu?"

Il ne fallut pas plus d'un regard échangé entre les membres de la fraterie pour se comprendre.

- " Ouh la Sae, j'crois que c'est le moment de lui parler de..." *clin d'oeil à Sae*
- *Regardant son frère cadet, puis le cadet du cadet* "Tu crois que c'est à moi de lui parler de ..."
Enialys opina du chef :
-"Eh c'est notre frangine, donc c'une fille qui doit causer!"
-"Toujours aussi feignasse et de mauvaise foi Eni"
Contemplant le désarroi de Coril, Saelanor soupîra tristement ne semblant pas trouver les mots.

Saelanor regarda Coril tendrement, entonnant d'une voix douce et féminine

"Je veux te parler d'une âme et de deux mains,
Enfantée d'Mystra pour servir toutes ses fins
Je veux te parler, de moi...de toi...
."

Enialys, continua le regardant de la même façon, entonnant d'une voix plus rauque et virile:

"Tu vois leurs intérieurs, des visages, des couleurs...
Qui ne sont pas trop toi, qui parfois te font peur...
Sensations...qui peuvent te rendre pantois..."


"Tes sens sont des fils, d'nous pauvres marionnettes..."

"L'Essence qu'on te file, nous mêne droit à ta tête"

"La bombe elfique,
Tu la tiens dans ton poing
Tu as l'détonateur fiché droit dans ton coeur"


"La bombe elfique
C'est nous on s'appartient
Si tu laisses quelqu'un te dicter ton destin
C'est notre fin....notre fin...notre fiiiinn"



"Maman n'enseigne plus sans prendre ses calmants
Papa n'emerge plus sans des excitants
Nous leur donnons
De quoi tenir
Le coup...."



"Moi j'suis un brave mais con, affublé de rejetons"
"Moi j'suis épouse fidèle, qu'on croit coeur en grelons..."
En choeur :
"Toi t'es chargé....d'pure acidité...."
"Si par malheur au coeur, mots manipulateurs..."
"Où simplement crétin qui t'fous en sale humeur..."


"Surtout pas te laisser aller....Surtout pas te laisser aller....laisser aller"
*les deux jappent comme des lupins, chacun à une oreille de Coril*

"La bombe elfique,
C'est l'âme à deux mains
Chargée par ce monde
Elle peut en être la fin"



"La bombe elfique
C'est toi à Mystra t'appartiens
Si tu laisses quelqu'un prendre cet antique lien
C'est sa fin....sa fin..."



...Et les ainés disparurent, tandis le tatouage de l'Etoile peint sur le nombril de l'Elfe se mit à luire d'une aura verte quelques instants, en même temps que celui peint au nom de sa mère se mit à briller sur son biceps...


(  Inspiration : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] )
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Récits] Coril Del'Quienan...le drôle d'elfe.   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Récits] Coril Del'Quienan...le drôle d'elfe.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le bureau de votes des élections récits PCM (2015)
» Bizutage intelligent.
» Récit de Bataille Orks
» [Récit] Récits de Gobelins...
» 1er partie Ork : petit récit

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Erethil II :: [RP] Annonces :: [RP] Publications-
Sauter vers: